"Hé oh la gauche" : qui s'est fait porter pâle ou a été écarté pour le meeting des pro-Hollande ?

"Hé oh la gauche" : qui s'est fait porter pâle ou a été écarté pour le meeting des pro-Hollande ?

PRESIDENTIELLE - Les pro-Hollande se réunissent lundi soir pour défendre le bilan du chef de l'Etat. Mais l'absence de certains membres du gouvernement ne devrait pas manquer d'être remarquée.

"Il est temps qu'on se réveille". A un an de la présidentielle, Stéphane Le Foll réunit lundi soir quelque 400 personnes, des militants socialistes pour la plupart, afin de remobiliser les déçus de la gauche. "Hé oh, la gauche" - c'est le nom de ce rassemblement - a pour objectif de rappeler les mesures ancrées à gauche prises au cours du quinquennat, "en particulier dans les questions de l'éducation, de la santé, du modèle social", a détaillé le ministre de l'Agriculture dimanche soir dans le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.

Pour défendre ce bilan, Stéphane Le Foll compte sur la présence d'une large part du gouvernement. Pas moins de 25 ministres et secrétaires d'Etat, sur les 39 qui composent le gouvernement, sont annoncés, et plusieurs d'entre eux se succéderont à la tribune pour défendre un bilan "conforme aux valeurs de la gauche". Notamment Marisol Touraine, la ministre de la Santé, Emmanuelle Cosse, ministre du Logement, ou encore Najat Vallaud-Belkacem, sa collègue à l'Education.

Ces poids lourds qui manquent à l'appel

Derrière ces "guest stars", difficile de ne pas remarquer l'absence de certains poids lourds du gouvernement. Pas de ministres régaliens, ni de Ségolène Royal, excusée pour cause de conférence environnementale, qu'elle préside lundi et mardi. Jean-Christophe Cambadélis, pourtant Premier secrétaire du PS, ne devrait pas être là non plus, étant retenu au Bureau national du parti qui se tient tous les lundis à la même heure.

L'absence de Manuel Valls, officiellement retenu au Mont-Saint-Michel dans le cadre d'un déplacement, devrait elle aussi être remarquée. Afin de faire bonne figure, plusieurs de ses proches, dont Jean-Marie Le Guen, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, ainsi que Pascale Boistard, en charge des Personnes âgées, devraient toutefois répondre présents.

Macron ? "Il n'est pas invité"

Pas d'Emmanuel Macron non plus. Le ministre de l'Economie n'a tout simplement pas été invité. "Il n'est pas invité, pas plus que je n'ai été invité à Amiens" le 6 avril pour le lancement de son mouvement "En Marche", expliquait dimanche soir Stéphane Le Foll pour se justifier. Il ne s'agit pas d'une simple bouderie : depuis quelques mois, le patron de Bercy exaspère ses camarades de gauche. Il enchaîne les prises de position iconoclastes (contre l'impôt sur la fortune, pour une plus grande flexibilité du travail, etc.) et profite d'une cote de popularité sans équivalent à gauche. Avec la création de "En Marche", certains craignent de le voir faire cavalier seul l'année prochaine, si François Hollande ne se présente pas pour un second mandat.

Enfin, les frondeurs seront aussi aux abonnés absents, Stéphane Le Foll ne leur ayant pas non plus envoyé d'invitations. "Je ne m'adresse pas aux frondeurs, je m'adresse aux électeurs", martèle le ministre de l’Agriculture.

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