Hollande à Calais : "Nous devons démanteler définitivement le camp" de migrants

Hollande à Calais : "Nous devons démanteler définitivement le camp" de migrants

POLITIQUE - Une semaine après Nicolas Sarkozy, le chef de l'État se rend à Calais (Pas-de-Calais) ce lundi. Le président veut "expliquer les choses", loin des "surenchères" de la droite et a promis le démantèlement prochain et définitif du camp.

François Hollande est arrivé ce lundi matin, un peu avant 8h30, à Calais (Pas-de-Calais). C'est la première fois de son mandat qu'il s'y rend alors que les tensions s'accroissent autour du camp de migrants de la "Jungle" et que le sujet devient un enjeu politique. A ce sujet, le président de la République, qui s'exprimait devant les forces de sécurité dans la cour de la gendarmerie de Calais, a réaffirmé sa volonté de "démanteler complètement, définitivement "le camp de la Lande, surnommé la "Jungle", où s'entassent 7.000 migrants, sans toutefois donner de calendrier précis.

Dans cette tâche, "le gouvernement ira jusqu'au bou (...) nous sommes sur la voie d'une solution, elle est proche", a ajouté le chef de l'Etat. Un voeux pieu qui se matérialisera en prenant "autant qu'il est possible, une distance par rapport à des instrumentalisations ou des polémiques qui d'ailleurs tournent le dos aux principes des valeurs de la République".

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    Par ailleurs, le président de la République a poursuivi  en demandant aux Britanniques de "prendre leur part dans l'effort humanitaire que la France accomplit" pour évacuer le campement de plus de 7.000 migrants et réfugiés désireux pour la plupart de rejoindre le Royaume-Uni. "Je veux dire ma détermination à voir les autorités britanniques prendre leur part dans l'effort humanitaire que la France accomplit ici et continuera à accomplir demain", a affirmé le président de la République devant les forces de l'ordre à Calais. 

    "Ce n'est pas parce que le Royaume-Uni a pris une décision souveraine qu'(il) est dégagé de ses obligations par rapport à la France", a-t-il ajouté, faisant allusion au Brexit et aux accords bilatéraux du Touquet signés en 2003 qui situent la frontière britannique en France.  La Grande-Bretagne finance déjà, à hauteur de plusieurs dizaines de millions d'euros, des équipements de protection du port et du tunnel sous la Manche face à la vague migratoire.

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