Hollande à Florange : une visite très contrôlée, loin des journalistes et des syndicats contestataires

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BUNKER - Trois ans après la fermeture des hauts-fourneaux d’ArcelorMittal à Florange, François Hollande est revenu sur le site ce lundi. Un déplacement verrouillé et contrôlé, loin des syndicats contestataires et des journalistes.

Le chef de l’Etat est arrivé en toute discrétion à Florange, aux alentours de 15h30. Pour le premier déplacement de François Hollande depuis la publication du livre "Un président ne devrait pas dire ça" de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ce dernier a effectué cette visite sur le site de Florange, dont les hauts-fourneaux ont fermé en 2013, à l’écart des journalistes, priés de rester à distance. 


Il a également pris soin de ne pas se présenter face aux syndicats contestataires. Pourquoi ?

Les journalistes confinés au sous-sol

Si le président est arrivé si discrètement en Lorraine en milieu d’après-midi, c’est en partie parce que les journalistes n’étaient pas autorisés à filmer son arrivée à Florange. Seuls quelques médias avaient été habilités à accompagner le président sur ce lieu devenu emblématique il y a cinq ans quand, alors candidat à la présidentielle,  il avait promis de sauver les emplois menacés. 


Les autres suiveurs ont directement été conduits à Uckange, où a été créé un institut de recherche et où François Hollande devait prononcer un discours à 17h30. Les professionnels, nombreux à s'être accrédités auprès de l'Elysée pour suivre ce déplacement, ont été surpris du sort qui leur a été réservé.


Les rares journalistes autorisés à accompagner le président sur le site de Florange n’ont pas été autorisés à filmer son arrivée. Ils ont même été priés de rester à l’écart des rendez-vous du chef de l'Etat dans une salle aménagée au sous-sol du bâtiment. Ils en sont sortis à peine deux minutes pour le début de la table ronde entre le président et des représentants de la direction et des délégués de la CFDT et de la CFE-CGC dans le hall du bâtiment. Pour justifier tout cela, le service de presse de l’Elysée a expliqué que certains membres du personnel ne souhaitaient pas apparaître à l’image. Un moyen pour le président d’échapper à toute question, et de ne pas risquer d'exposer aux caméras un éventuel dérapage, notamment à cause de l'hostilité manifestée par certains salariés ou syndicats avant cette visite.

Le jeu du chat et de la souris avec les syndicats contestataires

Le chef de l’Etat a également pris soin d’éviter les syndicats contestataires, la CGT et FO. Il a d’abord participé à un tour de table avec les représentants CFDT et CFE-CGC, syndicats majoritaires d’ArcelorMittal. La CGT s’était postée quelques centaines de mètres plus loin, où elle avait organisée sa propre conférence de presse et où ses militants dénonçaient les "promesses non tenues" du président. FO avait décidé de boycotter la journée. Selon eux, le président n'a pas tenu ses promesses prononcées en 2012. 

VIDÉO - Florange : Hollande arrive en toute discrétion sur le site des hauts fourneaux d'ArcelorMittal

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