Hollande à Wagram : un candidat qui ne dira pas son nom

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François Hollande va tenir ce jeudi sur la scène de la salle Wagram à Paris un discours très attendu sur la démocratie confronté au terrorisme. S’il ne sera nullement question de la prochaine présidentielle, le candidat Hollande ne sera toutefois pas bien loin.

Il est le maître du temps et entend bien le rester. François Hollande va prononcer un discours important ce jeudi salle Wagram à Paris sur le thème de "la démocratie face au terrorisme". Qui nous sommes ? Qu’allons-nous devenir ? Telles seront les deux grandes questions auxquelles le chef de l’Etat tentera de répondre.


Bien qu’une partie de ses partisans le pousse à accélérer le pas en vue de 2017, le locataire de l’Élysée se refuse à bousculer son calendrier. "J'ai annoncé que ce serait au début du mois de décembre et rien ne va changer", a-t-il expliqué à des visiteurs la semaine dernière.


Si aucune déclaration de candidature n’est à attendre, François Hollande devrait néanmoins glisser des messages subliminaux. Selon son entourage, il abordera "l'enjeu des prochaines années" et de dessiner "l'avenir de la démocratie en France et en Europe", à l'heure du terrorisme, du Brexit, de la crise migratoire, explique son entourage.


En clair, ce doit être l'occasion pour le président de la République d'"affirmer une force", et de ne pas laisser "s'installer dans l'opinion" l'idée qu'il "pourrait ne pas être candidat", espère une ministre. 

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Il va, comme il a commencé à l'exposer mardi devant la communauté française d'Ho Chi Minh-Ville, donner sa conception de la France, expliquer qu'elle est davantage une "idée" qu'une "identité". "L'identité, c'est ce que nous avons fait dans le passé, qui nous a constitués, mais l'idée, le projet, ce qui nous anime, qui nous fait avancer, ça c'est l'essentiel", a-t-il fait valoir dans les jardins de la résidence de l'ambassadeur de France.


Selon un parlementaire proche du président, il va aussi aller "plus loin que d'habitude" sur l'islam et "donner sa définition de la laïcité". Dans une interview à Libération, lundi, le socialiste Julien Dray a appelé le président à "reprendre la bataille idéologique au nom d'une gauche décomplexée", précisant que par exemple, sur l'islam "soit on est dans un truc de bisounours, soit on dit qu'il y a un combat à mener face à l'islamisme radical".


Fidèle à son esprit de synthèse, il est toutefois peu probable que François Hollande use de mots. Face à la tentation de la droite de modifier la Constitution pour lutter contre le terrorisme, le chef de l’État va insister sur "l'importance d'une réponse au terrorisme dans le cadre de l'Etat de droit, de la démocratie et en étant fidèle aux valeurs de la République, la liberté, l'égalité, la fraternité mais aussi la laïcité et tout ce qui participe de la cohésion nationale", précise son entourage.


Si sur le fond, il n’y aura guère de surprises, le président pourrait, une fois n’est pas coutume, nourrir son discours d’éléments plus personnels. "C’est quelqu’un qui se livre peu, il le fera cette fois", croit savoir un fidèle, cité par Le Parisien. Une façon pour lui de valoriser son expérience à la tête du pays. Mais chut, François Hollande n’est pas (encore) candidat. 

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