Hollande confirme : Fessenheim ne fermera pas en 2016

Hollande confirme : Fessenheim ne fermera pas en 2016

ENVIRONNEMENT - La centrale nucléaire de Fessenheim ne fermera pas en 2016, reconnaît François Hollande dans un entretien au Parisien Magazine publié jeudi, confirmant l'abandon de cet engagement pris en septembre 2012.

Il reconnait que le délai ne sera pas tenable. Dans un entretien au Parisien magazine à paraître le vendredi 25 septembre, François Hollande a reconnu que la centrale nucléaire de Fessenheim ne fermera pas en 2016. Il a ainsi confirmé l'abandon  de cet engagement pris en septembre 2012.

La promesse de 2012 reportée

"En 2016, non, car la construction de l’EPR de Flamanville (Manche) a pris beaucoup de retard" (la livraison de ce réacteur nucléaire de troisième génération est prévue pour 2018, NDLR), déclare le président de la République lors de l'entretien publié en ligne . "Mais ce qui importe, c'est d'engager toutes les procédures pour fermer Fessenheim. Nous le faisons. On pourra dire alors que c'est irréversible", fait valoir le chef de l’Etat. 

Lors de la conférence environnementale de septembre 2012, le président Hollande s'était engagé à ce que la centrale nucléaire alsacienne soit "fermée à la fin de l'année 2016 dans des conditions qui garantiront la sécurité des approvisionnements de cette région, la reconversion du site et la préservation de tous les emplois". Il précisait ainsi son engagement de campagne de fermer la centrale au cours de son quinquennat.

Un nouveau dispositif en cas de pic de pollution

Mais le gouvernement a depuis préféré, dans sa loi de transition énergétique, adopter un mécanisme plafonnant la taille du parc nucléaire français, ce qui implique une fermeture des deux réacteurs de Fessenheim pour pouvoir ouvrir le réacteur EPR de Flamanville. Le "processus de fermeture" de la centrale alsacienne, la plus ancienne en fonctionnement en France, devrait être engagé dès 2016, afin que la fermeture soit "effective en 2018", selon Ségolène Royal.

Dans l’interview, François Hollande évoque aussi qu’un nouveau dispositif pour restreindre la circulation en cas de pics de pollution va être présenté par le gouvernement. "Il faut savoir restreindre la circulation quand c'est nécessaire", précise le chef de l'Etat, pour qui les "procédures sont trop lourdes et les esprits pas suffisamment préparés". "Ce n'est pas facile d'annoncer aux automobilistes de laisser leur véhicule chez eux alors qu'ils en ont besoin pour aller travailler", explique-t-il. "Cela implique de mobiliser les transports collectifs et d'avoir un système d'alerte plus précoce."

Ségolène Royal avait promis "des mesures extrêmement fermes" contre la pollution de l'air, mais l'annonce de ces mesures initialement, prévue en juillet, a été reportée à une date ultérieure. Une journée de circulation alternée avait été déclenchée en mars à Paris et sa proche banlieue, après plusieurs jours de forte pollution. Mais une polémique avait opposé Ségolène Royal à certains élus franciliens, dont Anne Hidalgo, la maire de Paris, qui reprochaient au gouvernement sa réticence à la mettre en place lors d'un fort épisode de pollution.

A LIRE AUSSI >> Fermeture de Fessenheim reportée à 2018 : un nouveau couac de Ségolène Royal ?

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Covid-19 : la Haute autorité de santé recommande la vaccination des enfants fragiles

Paris : une professeure du lycée Montaigne violemment agressée en plein cours par un élève

Variant Omicron : pourquoi l'OMS appelle-t-elle à ne pas fermer les frontières ?

Joséphine Baker : quand un cercueil (presque) vide entre au Panthéon

Noël à Bordeaux : pas "d'arbre mort" mais un sapin de verre et d'acier

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.