Hollande demande à Washington de "réitérer ses engagements" sur la fin de l'espionnage

Hollande demande à Washington de "réitérer ses engagements" sur la fin de l'espionnage

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WIKILEAKS - La classe politique française est vent debout après les révélations de Mediapart et Libération sur les écoutes américaines. "Inacceptable entre alliés", a notamment dénoncé le porte-parole du gouvernement. Même stupeur du côté de François Bayrou, néanmoins guère surpris.

Des écoutes qui font grincer des dents. Suites aux révélations de WikiLeaks, publiées sur Libération et Mediapart concernant l'espionnage par les Etats-Unis des trois derniers présidents français, la critique est unanime. A gauche comme à droite, la classe politique tricolore monte au front ; de même qu'à l'Elysée.

"Des faits inacceptables"

A l'issue d'un Conseil de défense qui s'est tenu ce jeudi matin, l'Elysée a fait savoir que la France "ne tolèrera aucun agissement mettant en cause sa sécurité". Les engagement de Washington doivent être "strictement respectés", a ajouté le communiqué, précisent que le Conseil de défense condamne des "faits inacceptables". Même gravité quelques heures plus tard, devant une vingtaine de responsables politiques : "La France n'autorise pas cette pratique de ciblage des dirigeants étrangers", a affirmé le président, souhaitant que les Etats-Unis "réitèrent leurs engagements" pris en 2013 sur la fin de l'espionnage des autorités françaises. Un entretien téléphonique entre Barack Obama et le chef de l'Etat est par ailleurs prévu ce mercredi après-midi.

"C'est inacceptable entre alliés", a lancé sur i

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"Quelque chose qui n'est pas admissible"

Même stupeur pour Anne Hidalgo. Selon la maire PS de Paris, "c'est une affaire très grave. Ce sont nos alliés, nos amis. Ce sont des révélations qui font peur, qui nécessitent des explications de la part des Etats-Unis et des garanties que cela n'est plus le cas aujourd'hui. Il y a des enjeux forts sur le plan économique, sur le plan sportif. On n'a pas envie de se faire piller, il faut faire très attention" (France 2).
Claude Guéant, ancien ministre de l'Intérieur, a dénoncé pour sa part "une rupture du pacte de confiance". "La présidence des Etats-Unis devrait s'exprimer sur ce sujet, exprimer des regrets, parce que c'est quelque chose qui n'est pas admissible".

François Bayrou, président du MoDem et maire de Pau, s’interroge : "Qui a pensé que les présidents français ou que les responsables publics n'étaient pas écoutés? La NSA et sans doute d'autres réseaux de renseignements ont en effet les moyens technologiques aujourd'hui d'entrer dans les réseaux téléphoniques, internet, et donc savoir à peu près ce qui se pense et ce qui se dit. C'est grave, mais ce n'est pas surprenant" (sur France Culture).

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