Hollande-Trierweiler : une rupture en forme de répudiation selon des élus de l'opposition

Hollande-Trierweiler : une rupture en forme de répudiation selon des élus de l'opposition

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REACTIONS - Alors qu'une "clarification" était attendue sur sa relation avec la première dame, c'est par une phrase laconique à l'AFP que le président de la République a annoncé qu'il "mettait fin à sa vie commune avec Valérie Trierweiler". De quoi ravir l'UMP sur Twitter...

Le président de la République, François Hollande, a officialisé samedi la fin de sa relation amoureuse avec Valérie Trierweiler d'une façon qui n'a pas fini de faire jaser, tant sur la forme que sur le fond. Comme certains de ses détracteurs de l'opposition se plaisent à le souligner, cette séparation a des airs de répudiation. Sans doute un comble, alors qu'administrativement, François Hollande et Valérie Trierweiler n'étaient pas du tout liés.

Sous tous les projecteurs depuis les révélations de Closer sur une liaison présumée avec Julie Gayet, l'affaire semblait plus qu'emballée. La seule question depuis quelques jours était de savoir quand et comment l'annonce de la rupture serait faite et si la vraie-fausse ex-première dame serait un minimum ménagée. Traquée par les cameramen des chaînes d'information, on sait que l'intéressée a quitté la Lanterne samedi, mais pas beaucoup plus. Il est trop tôt certainement pour tirer quelque conclusion que ce soit, mais, chacun avec sa petite phrase manifestement préparée depuis longtemps, des politiques ont très vite réagi sur Twitter après la confirmation de son "discrédit".

Un timing au cordeau selon le député Mariani

Pour l'ancien ministre Thierry Mariani, député des Français de l'étranger, à la droite de la droite de l'UMP, "au moins Hollande est capable de prendre une décision dans sa vie privée. S'il pouvait en faire de même pour sa politique, ce serait bien". Et d'ajouter peu après "chapeau l'artiste", quant à la façon dont le président socialiste aurait par ses frasques évincé le Conseil national de l'UMP... C'est à voir. Vu les dissensions au sein du premier parti d'opposition, on peut douter que le président s'en soit préoccupé.

Tout en délicatesse, Jean-François Mancel, député UMP de l'Oise a noté que Hollande avait "démissionné" sa compagne et l'a appelé à en faire de même. Ce sera l'un des slogans ce dimanche à Paris des manifestants d'horizons très divers réunis pour un "jour de colère". Toujours à droite, Valérie de Boyer, députée des Bouches-du-Rhône et Henri de Raincourt, sénateur de l'Yonne, ont fustigé sur le terrain humain l'annonce du président. "La répudiation c'est maintenant", ont-ils déclaré, singeant son slogan de campagne en 2012.

Hollande, goujat, inélégant, macho ?

"Inélégant", "goujat", c'est aussi ainsi que Virginie Duby-Muller, élue UMP de Haute-Savoie, a qualifié le président de la République, tandis que toujours à droite et sur Twitter, le sénateur Hugues Portelli enfonçait le clou en citant le communiqué du président. 'J'ai mis fin' a écrit ce dernier avec un J majuscule, faisant allusion à son couple et offrant un "bel exemple de machisme privé à usage présidentiel". Pas simple à gauche de répliquer...

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