Comment va se dérouler l'hommage national aux militaires morts au Mali ?

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Collision d’hélicoptères au Mali : treize militaires français tués

RECUEILLEMENT - La France rend un hommage national, lundi 2 décembre, aux treize soldats morts au combat, une semaine plus tôt. La cérémonie aura lieu dans la cour des Invalides, à Paris.

Après le choc, l'heure est désormais au deuil et au recueillement. Un hommage national pour les treize soldats français morts au combat lors d'une collision d'hélicoptères au Mali est célébré lundi 2 décembre, au lendemain du retour des corps en France. La cérémonie sera présidée par le chef de l'Etat et se déroulera dans la cour d'honneur des Invalides à Paris. 

Elle débutera à 15h pour s'achever à 17h. Pas moins de 2500 personnes seront présentes sur la célèbre esplanade pour saluer la mémoire des militaires, dont les treize cercueils, recouverts du drapeau bleu-blanc-rouge, seront disposés dans la cour.

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Une cérémonie codifiée

C'est donc aux Invalides, symbole militaire de la ville de Paris, que se déroulera cet hommage, comme le veut l'usage, en présence d'Emmanuel Macron et de son homologue malien, Ibrahim Boubacar Keïta. Depuis le XVIIe siècle, vétérans et blessés de guerre y sont accueillis. L'hommage national est une tradition pour les militaires morts dans l'exercice de leurs fonctions ou au combat. 

Après un honneur au drapeau et une revue des troupes, le chef de l'État prononcera un éloge funèbre d'une demi-heure, avant de remettre la légion d'honneur à chacun des soldats morts. Il s'exprimera "sur la condition des soldats, les raisons de leur combat et la notion d'héroïsme", a précisé l'Élysée. A l'issue de la cérémonie, il s'entretiendra avec les familles.

Des places réservées au grand public

Environ un millier de places sont réservées pour le grand public, auquel il suffira de se présenter devant les portes des Invalides, ouvertes dès 13h30. Les Parisiens pourront par ailleurs saluer le passage des cercueils sur le pont Alexandre III à 11H30, a précisé l'Élysée, et un écran géant sera installé sur l'esplanade pour retransmettre l'hommage.

Deux anciens présidents présents

Plusieurs personnalités politiques se rendront aux Invalides, et notamment les anciens présidents François Hollande et Nicolas Sarkozy - Valéry Giscard d'Estaing devrait, lui, être absent. Deux ex-Premiers ministres, François Fillon et Bernard Cazeneuve, prendront eux aussi part à la cérémonie. 

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Outre le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, Emmanuel Macron a également convié les maires des communes qui abritent les régiments dont sont issus les soldats décédés, en l'occurrence Gap, Pau, Saint-Christol et Varces. Chacune fera venir deux classes, soit 200 élèves au total. Les maires des communes de naissance des soldats sont eux aussi invités.

Un hommage rendu au Mali

La ministre des Armées, Florence Parly, s'est rendue au Mali, mercredi 27 novembre. Sur la base de Gao, avec le chef d'état-major des armées François Lecointre, elle s'est recueillie devant les 13 cercueils, avant le retour des corps en France.

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Des hommages rendus à Pau et à Gap

Dans les villes où étaient basés les militaires, comme Pau et Gap, des hommages ont été rendus. Sur la base de Pau Uzein, d'où venaient sept des treize officiers et sous-officiers tués, leurs frères d'armes ont salué leur mémoire ce mercredi 27 novembre, en présence des familles, dont l'ancien ministre Jean-Marie Bockel, père d'une des victimes

Deux avions de chasse Rafale de la base voisine de Mont-de-Marsan ont survolé Pau Uzein en hommage aux sept victimes, qui servaient au 5e régiment d’hélicoptères de combat (5e RHC). Dans une manœuvre à valeur de symbole, l'un des appareils a rompu la formation pour monter droit au ciel, à la verticale. 

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A Gap, des centaines de personnes se sont rassemblées pour rendre hommage aux soldats mardi soir. Devant l'hôtel de ville dont les drapeaux avaient été mis en berne, le maire de la commune, Roger Didier, a rappelé le "sacrifice de ces hommes morts pour la France" avant que la foule ne devienne silencieuse durant une minute. 

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