Michèle Alliot-Marie candidate à la présidentielle : huit choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur sa jeunesse

Michèle Alliot-Marie candidate à la présidentielle : huit choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur sa jeunesse
Politique

DYNASTIE – L'ancienne ministre a officialisé sa candidature à l'élection présidentielle 2017 ce jeudi 8 septembre. Et ce, sans passer par la case primaire des Républicains. Comme pour les autres prétendants, LCI s'est intéressé à la jeunesse de l'ex-ministre. Bilan : une enfant de bonne famille un peu bagarreuse, fan de rugby, mais aussi de broderie... Mais sûrement pas de politique.

Michèle Alliot-Marie, 69 ans, se lance enfin dans la bataille. La seule responsable politique française (hommes et femmes confondus) ayant dirigé les quatre ministères régaliens (Défense, Intérieur, Justice, Affaires étrangères) vient de s'ajouter à la longue liste des candidats pour la présidentielle de 2017. Avec une subtilité : l'ancienne ministre n'envisage pas de participer à la primaire des Républicains. C'est ce qu'elle précise dans Le Monde ce lundi, estimant que sa"décision est prise".

Primaire ou non, la candidate a déjà son angle d'attaque : le gaullisme social, qui lui permet de se démarquer des programmes très libéraux de ses concurrents dont elle dénonce "la surenchère" . Pour mieux connaître la candidate, LCI vous propose de replonger dans sa jeunesse, quelque part entre les années 1950 et 1970.

► Papa et maman faisaient de la Résistance
Michèle Alliot-Marie est la fille de Bernard Marie, décédé en 2015, qui a rejoint la Résistance après trois tentatives d'évasion. Sa mère, Renée Leyko, était également une résistante. Elle s'est illustrée en transmettant aux aviateurs britanniques des messages qu'elle dissimulait dans les plis de ses chemisiers . Plus tard, Bernard Marie est devenu cadre à la Banque de France, puis arbitre international de rugby à XV, directeur de cabinet du ministre de l'Education puis député-maire de Biarritz. Renée Leyko, quant à elle, a dirigé l'entreprise familiale d'isolants thermiques.

► Petite fille, Michèle était rigolote et espiègle (mais oui…)
L'image peut étonner, tant l'ex-ministre incarne une certaine austérité, voire pour certains, de la"rigidité". Mais elle l'a raconté elle-même au Figaro en 2010. La voici donc à l'âge de 6 ans, passant ses vacances à Saint-Jean-de-Luz, au début des années 1950. En revenant de la plage, raconte le quotidien, elle faisait un crochet par le bar de l'hôtel Le Prado. Là, pour amuser les clients, elle escaladait le tabouret et lançait au barman : "Un rhum, je vous prie !" Dans une autre séquence racontée, elle s'employait à relâcher dans la maison familiale les escargots capturés par ses parents afin d'être mangés. Et à minuit, elle réveillait sa grand-mère pour que cette dernière lui prépare des crêpes. Une boute-en-train, on vous dit…

► Elle se bagarrait à la récré
L'ex-ministre de l'Intérieur aurait-elle eu des penchants pour la délinquance ? La voilà, un jour, revenant de l'école communale du boulevard Pereire (XVIIe arrondissement de Paris), avec ses lunettes "de travers". Elle venait de se bagarrer. "Je me battais", explique-t-elle au Figaro, "y compris à coups de poing". Manifestement, sa carrière de délinquante s'est arrêtée là.

► Elle a voulu convertir au rugby les filles de son lycée
En fille de bonne famille, Michèle a fait ses classes au lycée de la Folie Saint-James, à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Ce qui ne l'empêchait pas d'y apporter ses passions du Pays basque, dont le rugby. On apprend ainsi que la lycéenne a tenté de convertir l'équipe féminine de handball à ce sport. Une activité jugée trop virile par la direction de l'établissement huppé, qui a remis la jeune fille à sa place.

► La devise familiale : "Ce qu'un homme fait, une femme peut le faire"
C'est l'un des enseignements de Renée Leyko, sa mère (la résistante, donc). Celle-ci répétait toujours à Michèle et à sa petite sœur, Yannick (décédée depuis) : "Vous vous marierez après avoir travaillé pendant au moins un an afin de montrer à votre mari que vous pouvez exister sans lui", comme elle le raconte en 2011 au Monde . Ce qui n'empêche pas à maman d'enseigner à sa fille des activités "féminines" : en premier lieu, la broderie, qui devient l'un de ses hobbies.

► Elle a raté une vocation d'archéologue
Etudiante, Michèle se passionne pour l'archéologie au point d'envisager une carrière dans ce domaine. On douchera ses ambitions. "J'ai songé à en faire mon métier jusqu'à ce qu'un professeur m'explique qu'il n'y avait aucun débouché dans ce domaine", racontait l'ex-ministre en 2009 .

► Elle a envoyé bouler Chirac en 1968
Etudiante, Michèle n'avait pas l'âme d'une révolutionnaire… Ni d'une politique. Mai 68 lui est littéralement passé sous le nez. Et quand le jeune ministre Jacques Chirac est venu en tournée dans le Pays basque et a tenté de l'embaucher, elle a répondu, à 22 ans : "La politique, ça ne m'intéresse pas et je n'en ferai jamais". Ce n'est que dix ans plus tard qu'elle débutera, sous l'égide de son père, une carrière politique dont la longévité a contredit les ambitions initiales de la jeune femme.

► Comme Macron, elle a épousé son prof
A la manière d'Emmanuel Macron, qui a épousé son ancienne prof à l'âge de 30 ans, Michèle Alliot-Marie s'est mariée avec un professeur de droit renommé, Michel Alliot, à l'âge de 25 ans. Elle a divorcé de lui en 1984, avant de rencontrer son actuel compagnon, le député Patrick Ollier.

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