Hydroxychloroquine : "Ne faisons pas croire que c'est un poison", clame Philippe Douste-Blazy sur LCI

Hydroxychloroquine : "Ne faisons pas croire que c'est un poison", clame Philippe Douste-Blazy sur LCI
Politique

PETITION - Philippe Douste-Blazy, ainsi que plusieurs personnalités médicales appellent à assouplir d'urgence les possibilités de prescription de l'hydroxychloroquine, ce traitement dont l'usage contre le coronavirus est toujours en débat au sein de la communauté scientifique.

"Nous demandons au Premier ministre et à son ministre de la Santé de modifier d'urgence ce décret et mettre à disposition immédiate dans toutes les pharmacies hospitalières de l'hydroxychloroquine (...) pour que chaque médecin hospitalier puisse en prescrire à tous les malades". C'est un appel étayé, clair, incisif, relayé par une pétition baptisée "#NePerdonsPlusDeTemps", qui a déjà recueilli plus de 70.000 soutiens sur la plateforme Change.org.

Lancée par l'ex-ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy et le Pr Christian Perronne, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches et spécialiste de la maladie de Lyme, cette pétition a été signé par des personnalités du monde médical comme Patrick Pelloux, ou encore l'ancienne ministre de la Santé Michèle Barzach, qui appellent à assouplir d'urgence les possibilités de prescription de l'hydroxychloroquine. 

Philippe Douste-Blazy était l'invité de LCI à ce sujet ce samedi : "Il y a eu quand même suffisamment de certitudes pour que l'Agence du médicament américaine, la plus sérieuse et la plus rigoureuse dans le monde, permette à tous les médecins hospitaliers américains de prescrire de l'hydroxychloroquine aux patients hospitalisés qui n'ont pas de formes sévères", a-t-il commenté de but en blanc. "De la même manière, l'IHU de Marseille avec le professeur Raoult, vient de prouver que l'association de ce médicament avec de l'Azithromycine, un antibiotique à effet antiviral, baisse la charge virale du malade en 5, 6 jours, ce qui ne le rend plus contagieux du tout, et améliore les symptômes en atténuant les complications", a-t-il poursuivi.

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"Ne faisons pas croire que c'est un poison"

Poursuivant son argumentaire, l'ex ministre de la Santé, cardiologue de formation, a reconnu que les rares complications qu'il pouvait y avoir étaient des troubles cardiologiques. "Faisons systématiquement un électrocardiogramme avant la prescription, et surtout ne faisons pas croire que c'est un poison", a-t-il aussitôt conseillé, précisant que l'automédication "serait la pire chose". 

"Il faut dire aux Français de ne pas prendre ce médicament d'eux-mêmes"

"Il faut dire aux Français de ne pas prendre ce médicament d'eux-mêmes ; c'est au médecin de choisir si oui ou non il en ont besoin", a-t-il prévenu, insistant sur le fait qu'il fallait le prescrire lorsque les symptômes sont mineurs. Ainsi, "l'essai Discovery qui sera présenté dans quinze jours montrera que l'hydroxychloroquine ne fonctionne pas, mais nous le savons déjà, parce que cet essai ne réserve ce médicament qu'aux formes sévères", s'est insurgé Philippe Douste-Blazy.

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Autre sujet à polémique, l'ancien ministre a rappelé "que même si les médecins de ville voulaient prescrire de la chloroquine, les pharmacies n'auraient pas le droit d'en donner", expliquant que c'est pour cette raison que cette pétition avait été lancée, "pour qu'il y ait une modification de ce décret".

Avant de conclure : "Bien sûr, nous ne sommes sûrs de rien, mais dans une guerre il n'y a jamais de certitude. Les certitudes n'arrivent que quand la bataille est terminée. Il faut avancer, je ne dis pas que c'est le remède miracle, mais je dis qu'il commence à y avoir un faisceau d'arguments tels que même l'Agence du médicament américaine, la plus dure et la plus sévère, a permis cette indication aux Etats-Unis".

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