Il garde "toute la confiance" du Président : pourquoi Emmanuel Macron n'a jamais lâché Richard Ferrand

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L’affaire Richard Ferrand

FIDELE - Peu de temps après l'annonce de la mise en examen de Richard Ferrand, l'Elysée a apporté toute sa confiance au président de l'Assemblée nationale. Ce "Marcheur" de la première heure est un pilier de la Macronie.

Malgré sa mise en examen pour prise illégale d'intérêts, il garde "toute la confiance" du chef de l'Etat. Pris dans une nouvelle tourmente judiciaire, Richard Ferrand sait qu'il peut encore compter sur Emmanuel Macron. Une constante depuis l'élection du président de la République en 2017 : s'il avait été obligé de s'effacer du gouvernement lors de l'ouverture de l'enquête préliminaire, au tout début du quinquennat, Richard Ferrand n'a jamais perdu le soutien moral du locataire de l'Elysée. Rapidement élu patron des députés LaREM, il était revenu par la grande porte en accédant à la présidence de l'Assemblée nationale il y a un an.

L'amitié entre Richard Ferrand et Emmanuel Macron est antérieure à l'élection de 2017. Député socialiste sous le quinquennat de François Hollande, il avait été nommé rapporteur de la "loi Macron" à l'Assemblée nationale lorsque ce dernier était ministre de l'Economie, après avoir été chargé par Manuel Valls d'une mission temporaire auprès de ce dernier. Les deux hommes s'étaient alors liés, au point que Richard Ferrand s'était rapidement associé au noyau dur qui travaillait à la création d'En Marche, courant 2016, au même titre que l'économiste Jean Pisani-Ferry. Pour Emmanuel Macron, entouré d'une équipe de trentenaires et de quadras, l'expérience de Ferrand et sa connaissance des territoires - il était élu local depuis 1998 en Bretagne - et des partis - il avait adhéré au PS à 18 ans - constituait un apport précieux, notamment pour tenter de rallier des personnalités politiques de "l'ancien monde" et structurer le nouveau mouvement politique. 

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Acteur de la campagne présidentielle

Premier parlementaire à rejoindre officiellement Emmanuel Macron lors de la création d'En Marche, il en est nommé secrétaire général en octobre 2016, devenant le plus proche responsable politique du candidat. Alors qu'un autre ex-socialiste, Christophe Castaner, anime la campagne présidentielle, Richard Ferrand offre une forme de caution morale, édictant  par exemple, avant les élections législatives de 2017, les critères de probité requis pour pouvoir être investi par le mouvement d'Emmanuel Macron. Lui-même a été réélu dans le Finistère sous l'étiquette En Marche, dans le fief où il avait déjà été élu en 2012 sous l'étiquette PS. 

Si l'Elysée n'a jamais lâché ce soutien de la première heure, l'inverse est également exact. A ses différents postes, Richard Ferrand n'aura jamais cessé de soutenir le président en exercice, quand d'autres responsables politiques expérimentés comme Gérard Collomb ou Jacques Mézard reprenaient la clé des champs. Y compris durant l'affaire Benalla puis la crise des Gilets jaunes, lors desquelles il s'entretenait quotidiennement avec Emmanuel Macron, comme le rappelle Paris Match, qui rapporte ces propos sans ambiguïté du président de la République à son sujet : "Il est là et je sais qu'il est là. Pour les tâches lourdes solennelles, pour les moments glorieux comme pour les temps douloureux". 

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