Il regarde vers 2017, mais quel est le bilan de Macron au ministère de l’Economie ?

Il regarde vers 2017, mais quel est le bilan de Macron au ministère de l’Economie ?

EN MARCHE - Emmanuel Macron, probable démissionnaire du gouvernement, est à la tête du ministère de l'Economie depuis 2 ans. Quel bilan tirer de son travail ?

Emmanuel Macron regarde vers l'avenir, comme son mouvement, En marche. Malgré tout, le possible démissionnaire du gouvernement doit assumer un bilan partagé avec François Hollande. Qu'a-t-il réalisé depuis sa nomination à Bercy le 26 août 2014 ?  A-t-il su imposer sa "marque" ?

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La démission de Macron

Le gros chantier de la "loi Macron"

Son bilan ministériel se résume en grande partie dans la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, dite "loi Macron". Ce texte fourre-tout de 308 articles englobant 8000 amendements, promulgué et publié au Journal Officiel le 7 août, a nécessité 412 heures de débat. Macron aura porté cette loi controversée du quinquennat de Hollande, poussant Manuel Valls à recourir au 49-3 à deux reprises pour le faire adopter. Ce texte visant, selon le ministre, à guérir "les trois maladies" de la France ("défiance", "complexité"  et "corporatisme"), compte notamment le travail dominical, la libéralisation du transport en car, ou encore un assouplissement du délai d’attente pour passer le permis de conduire. Le ministre, en avril dernier, pouvait se targuer d'avoir mis en application le texte à une vitesse qui détonne dans le paysage législatif français.

Un an après, la quasi-totalité de la loi est en application : 60 % de cette loi était directement applicable, donc en vigueur depuis un an, et les 40 % restants nécessitaient des décrets qui ont quasiment tous été pris- Emmanuel Macron, en août 2016

"Une communication bien calibrée", mais quel impact ?

Christopher Dembick, responsable mondial de la recherche macroéconomique chez Saxo Banque, évoque une stratégie de communication bien calibrée. "Le ministre dispose d’une bonne communication pour vendre les réformes, mais leur impact en terme de croissance reste maigre. S’il est parvenu à faire baisser les honoraires des notaires d’environ 2,6% en déréglementant les professions protégées, note-t-il, certaines réformes comme le travail dominical servent davantage à redorer l’image de la France auprès des investisseurs étrangers". 

En outre, selon l’économiste, ouvrir les commerces le dimanche peut véhiculer une image positive auprès des investisseurs et des fournisseurs étrangers, mais l'effet sur le chiffre d'affaires et l'emploi n'est pas facile à évaluer. De même que la libéralisation du transport par autocar, qui n’a généré que 1500 emplois, contre les 10.000 espérés, même si le nombre de lignes reliant près de 157 villes a doublé par rapport à septembre 2015.

Autre réforme, celle du permis de conduire, qui aurait réduit de 98 à 68 jours le délai d'attente pour un deuxième passage à l'examen, générant pour le candidat une économie de 150 à 300 euros, selon La Tribune. "Il y a une multitude de petites mesures, mais dont l’impact reste limité", juge Christopher Dembick. 

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