Immigration : le petit tacle d'Emmanuel Macron à Donald Trump sur son projet de mur

Immigration : le petit tacle d'Emmanuel Macron à Donald Trump sur son projet de mur
Politique

POLITIQUE - Le président français a profité de l'épisode du grand débat dans l'Essonne, mardi 5 février, pour dénoncer la politique de Washington en matière d'immigration.

Une fois encore, il a fait tomber la veste. Avec un drapeau bleu-blanc-rouge dans son dos, Emmanuel Macron a répondu pendant six heures aux questions des maires et des associations de banlieue, ce lundi.

Retrouvant des accents de sa campagne électorale, il a balayé un grand nombre de sujets : droit de vote des étrangers, auquel il préfère l'accès à la citoyenneté, le Grand Paris ("on a mis un mille-feuille sur un mille-feuille"), l'engorgement des urgences à l'hôpital,  le revenu universel d'activité, ou encore l'immigration. 

" Nous sommes dans un monde de migrations "

"Il ne faut pas se tromper, nous sommes dans un monde de migrations", a lancé le locataire de l'Elysée. "Que ça nous plaise ou pas, on peut se voiler la face, mais les migrations sont là. Nous sommes dans un monde de migrations et je ne crois pas du tout aux gens qui font des murs."

Une critique à peine voilée contre Donald Trump. Le président américain a provoqué le shutdown le plus long de l'histoire des Etats-Unis car l'opposition refusait de voter le financement d'un mur à la frontière avec le Mexique. Pour pouvoir sortir de cette crise politique sans précédent, le président américain a dû renoncer, temporairement, au financement de son mur censé stopper l'immigration illégale provenant du sud. 

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Pourtant, en France, du côté de Calais, plusieurs murs ont aussi vu le jour ces dernières années avec ce même objectif. Le dernier est situé autour d'une station Total et a été validé "à la suite d'un travail de concertation menée entre les services de l'État et le groupe Total", a indiqué la préfecture du Pas-de-Calais la semaine passée. Sa construction devrait s'achever en mars.

Un mur "anti-intrusions" de quatre mètres de hauteur et d'un km de long avait déjà été édifié en 2016 à l'époque de la "Jungle de Calais". Sa construction avait été achevée en décembre 2016, deux mois après le démantèlement de ce bidonville.

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