Impôt à la source : "Nous choisirons ensemble l'avancée ou l'arrêt" de la réforme, reconnaît Gérald Darmanin

Impôt à la source : "Nous choisirons ensemble l'avancée ou l'arrêt" de la réforme, reconnaît Gérald Darmanin

Politique
FISCALITE - Alors qu'Emmanuel Macron a demandé de nouvelles "précisions" sur la grande réforme de l'impôt sur le revenu attendue pour janvier, son ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a évoqué samedi sur France Inter l'hypothèse d'un abandon, tout en plaidant contre.

Gérald Darmanin se prépare désormais à toutes les hypothèses. Le ministre de l'Action et des Comptes publics, qui met au point depuis de longs mois la grande réforme de l'impôt à la source, prévue pour janvier 2019, a pris acte samedi de la possibilité d'un abandon, après les propos d'Emmanuel Macron à ce sujet. 


Le chef de l'Etat a annoncé cette semaine avoir demandé des "réponses précises" à son ministre sur la mise en oeuvre du nouveau dispositif, affirmant avoir "plutôt l'intention" d'aller au bout de la réforme, mais n'excluant pas un arrêt pur et simple si les garanties n'étaient pas suffisantes. 

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Impôt à la source : Gérald Darmanin évoque la possibilité d'un arrêt

"Est-ce qu'on est prêt psychologiquement ?"

Jusqu'ici, Gérald Darmanin s'était borné à assurer que la réforme se ferait, affirmant qu'elle était prête techniquement. Ce qu'il a redit samedi sur France Inter, tout en prenant manifestement acte de la méfiance affichée par le chef de l'Etat. "Le doute fait avancer", a-t-il expliqué. "Moi-même il m'arrive le matin d'avoir des doutes sur certains sujets, alors je convoque mon administration pour le lever. Nous choisirons ensemble l'avancée ou l'arrêt" de la réforme, a-t-il reconnu. 


"Ce que je sais", a ajouté le ministre, "c''est que le président de la République a l'intention de faire la réforme. Oui, on est prêt techniquement. Est-ce qu'on l'est psychologiquement ? C'est une question à laquelle on doit collectivement répondre". 


Pour le ministre, les Français y seraient bel et bien prêts. En attendant une décision d'ici à la mi-septembre, Gérald Darmanin répète inlassablement son argumentaire. L'impôt à la source constituera, selon lui, "une amélioration de trésorerie" pour les Français qui, au lieu d'être prélevés le 16 du mois en fonction des revenus de l'année précédente, le seront désormais en fin de mois, sur la base de leurs revenus actuels. 

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