Incendie de Rouen : Les parents peuvent-ils être complètement rassurés ? "Oui, bien sûr", assure Jean-Michel Blanquer

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INTERVIEW - Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, était l’invité politique d’Elizabeth Martichoux dans la matinale de LCI ce lundi 30 septembre.

Jean-Michel Blanquer était l'invité politique d’Elizabeth Martichoux lundi 30 septembre. Le ministre de l'Éducation nationale est revenu sur l'hommage national rendu à Jacques Chirac, ainsi que sur l'incendie de Rouen et la réouverture ce lundi des écoles de la ville alors que de nombreux parents s'inquiètent pour leurs enfants mais aussi le suicide d'une directrice d'école en Seine-Saint-Denis.

A quelques heures des obsèques de l'ancien président de la République, Jean-Michel Blanquer est revenu sur l'élan populaire observé durant le weekend : "La réaction des citoyens traduit un attachement à sa personne et à l'homme d'Etat. Cette dimension affective s'est construite au fil du temps, les gens avaient l'impression de le connaitre personnellement". Le ministre de l'Education a aussi évoqué la mémoire de Jacques Chirac. "C'était quelqu'un de généreux, a estimé le ministre. Avant de passer l'ENA, son ambition n'était pas clairement établie. C'était quelqu'un qui, durant sa jeunesse, n'était pas manipulateur, il y avait quelque  chose d'assez pur dans son parcours d'enfant et d'adolescent." 

La minute de silence dans les écoles ? "C'est tout à fait normal pour un homme d'Etat, un ancien président de la République. Cela va frapper les esprits des enfants en primaire, dans 15-20 ans ils s'en souviendront. Il faut du pragmatisme dans la façon de procéder, je fais confiance aux professeurs pour cela. Cela peut être un moment de recueillement. Si certains s'interrogent, je veux dire qu'il faut avoir le sens de l'union nationale. Il est tout à fait normal d'avoir un hommage."

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Quatre jours après le dramatique incendie qui est survenu à l'usine Lubrizol de Rouen, Jean-Michel Blanquer s'est montré rassurant sur les réouvertures des établissements scolaires ce lundi après un weekend de nettoyage des suies. En effet, beaucoup de parents ont fait part de leur crainte d'envoyer leurs enfants en cours alors que les odeurs provoquées sont encore perceptibles un peu partout dans l'agglomération. "Je comprends qu'une odeur mauvaise pose question à ceux qui la sente, affirme Jean-Michel Blanquer. Mais ça ne dit rien sur le caractère nocif ou pas de la fumée."

"Aujourd'hui nous avons les éléments nécessaires pour éloigner les inquiétudes. Un principe de précaution a été appliqué. Nous n'avons pas cherché à minimiser. Si ce n'était pas le cas, nous n'aurions pas fermé les écoles", confie le ministre.

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"Je comprends que ça inquiète mais en même temps, on a des analyses très claires sur la fumée d'une part et sur les suies d'autre part qui permettent d'éloigner les inquiétudes", affirme le ministre. Alors les parents peuvent-ils être rassurés ? "Oui, bien sûr", affirme Jean-Michel Blanquer.

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Autre actualité : le suicide d'une directrice à Pantin. "Je suis très sensible au drame en lui-même. Je suis allé rencontrer l'équipe, des personnes ayant beaucoup de dignité", a estimé le ministre. "Il faut rendre hommage à cette dame, mais aussi avoir une réflexion sur la direction d'école. De façon général, la question de la solitude doit être regardée de très près.  Je n'ai pas attendu ce drame pour engager une réflexion. Nous avons une députée, Cecile Rilhac, qui travaille sur le sujet des directeurs d'école. 

Le ministre a d'ores et déjà évoqué deux pistes : le suivi des directeurs d'établissements, et les rapports hiérarchiques. "La directrice de Pantin se plaignait que l'inspecteur de l'Education nationale changeait chaque années, empêchant un suivi de l'établissement. (…) De façon plus structurelle, la direction d'école n'est pas quelque chose de hiérarchique : un directeur d'école n'est pas le supérieur hiérarchique de ses collègues. Cela peut poser des problèmes, notamment dans la mise en œuvre de ses décisions. Des choses doivent changer, j'en suis persuadé."

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