Eric Dupond-Moretti : "Je souhaite vraiment qu'Emmanuel Macron se représente"

Eric Dupond-Moretti : "Je souhaite vraiment qu'Emmanuel Macron se représente"

RÉSEAUX SOCIAUX - Eric Dupond-Moretti était l'invité de l'InstaLive politique, mardi soir sur le compte Instagram de TF1. Il a abordé avec Adrien Gindre, rédacteur en chef du service politique de TF1-LCI, les grands sujets d'actualité et le projet de loi pour "restaurer la confiance" dans la justice qu'il présentera ce mercredi en conseil des ministres.

Eric Dupond-Moretti était l'invité mardi soir de notre InstaLive politique, sur le compte Instagram de TF1, en compagnie d'Adrien Gindre, rédacteur en chef du service politique de TF1-LCI. Réforme de la justice, dîners clandestins, réélection d'Emmanuel Macron, le ministre de la Justice a répondu aux questions des utilisateurs. Voici ce qu'on peut en retenir.

Il veut que "les Français comprennent mieux la justice"

Le garde des Sceaux doit présenter mercredi 14 avril en conseil des ministres un projet de loi pour "restaurer la confiance" dans la justice. L'une des mesures phares est l'enregistrement et la diffusion d'audiences. "Si les Français voient comment fonctionne leur justice ils la comprendront davantage. Ils pourront la critiquer, mais dans le bon sens du terme", a-t-il déclaré. L'ancien avocat souhaite que tout type d'affaires soient filmées, "des affaires dont personne n’aurait parlé, des audiences pénales, mais aussi civiles". 

Les Français n'auront pas besoin d'une connaissance pointue du droit pour suivre et comprendre ces audiences, estime Eric Dupond-Moretti. "On voit quel est le travail du juge, des procureurs, des policiers, comment quelqu'un vient témoigner." Pour lui il est important "que l’on sache que c’est compliqué, qu’il y a un certain nombre de règles". "Je veux tout sauf du trash et quelque chose d’infiniment pédagogique."

Un système de réduction de peine à l'effort

Le texte soutenu par Eric Dupond-Moretti valide la suppression des crédits de réduction de peines automatiques. Le juge de l'application des peines pourra accorder des réductions de peines pour les condamnés ayant "donné des preuves suffisantes de bonne conduite ou qui ont manifesté des efforts sérieux de réinsertion". Le ministre a défendu sa mesure ce mardi sur Instagram : "Aujourd'hui il existe deux systèmes : un système de crédit automatique et un système de réduction de peine à l’effort. Je veux un seul système, un système de réduction de peine à l'effort. Les efforts doivent être appréciés à l’aune des qualités et possibilités de chacun." "Pour des jeunes désocialisés, se lever le matin, c'est un effort, se soigner pour un toxicomane, c'est un effort, apprendre à lire c’est un effort", a indiqué le garde des Sceaux, qui veut "faire en sorte d’amener du travail en prison"

"Zéro récidive ça n’existe pas"

Eric Dupond-Moretti a été interrogé sur le recours contre l'État pour "faute lourde" déposé par les parents d'Anne-Lise, une jeune femme qui aurait été violée en octobre 2020 par un homme libéré de prison avant sa date prévue de sortie, en novembre 2021. Selon eux, le violeur présumé aurait été libéré l'année dernière à cause du Covid-19, lorsque 6.000 détenus avaient bénéficié d'une libération anticipée pour limiter la propagation du virus dans les prisons. Mais le ministre a tout de suite contesté. "Contrairement à ce qui a été dit, ce n’est pas du tout à raison de la libération d’un certain nombre de détenus à raison du Covid que cet homme s’est retrouvé en liberté."

"Cet homme a été remis en liberté parce qu’un juge de l‘application des peines l’a décidé après expertise psychiatrique, après avoir concerté avec tous les interlocuteurs habituels en terme de liberté conditionnelle", a-t-il assuré. "On peut toujours se dire que le juge aurait pu avoir une boule de cristal (...) Ceux qui ne récidivent pas, parce qu’ils ont bénéficié d’une libération conditionnelle, c’est une très grande majorité, ils ne font jamais la Une des journaux. De temps en temps, c’est vrai, il y a cette situation, insupportable,  éprouvante pour tout le monde", a continué Eric Dupond-Moretti, assurant que le "zéro récidive ça n'existe pas"

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Sa relation avec Emmanuel Macron

"Je n’aurais pas servi n’importe quel Président, j’ai adhéré à ses propos avant toute chose, même à une époque où je n’imaginais pas que je pourrais être ministre", a confié le ministre, interrogé sur sa relation avec Emmanuel Macron. "J’ai adhéré à son propos initial sur les clivages. Macron est quelqu'un d’audacieux, de courageux", ajoute-t-il. "Il me donne les moyens de consolider, faire, construire un budget pour la justice qui est le plus beau depuis 25 ans."

"Je suis bien ici au ministère de la Justice, je veux servir mon pays. Je souhaite vraiment qu’Emmanuel Macron se représente pour un nouveau mandat, et s’il se représente et me le demande, je serai honoré, fier et très partant pour l’aider."

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