Insultes, coups... quand les Présidents s’exposent au contact des Français

Emmanuel Macron : quel dispositif de sécurité autour du président ?

AGRESSIONS - A l'instar d'Emmanuel Macron giflé ce mardi dans la Drôme, les chefs de l'Etat ont déjà été bousculés ou insultés lors de déplacements sur le terrain à la rencontre des Français.

"Quand tu vas au contact des gens, c’est le risque". Peu après l'incident, l'entourage du président de République qualifiait - auprès de LCI - "d'acte isolé" la gifle dont Emmanuel Macron a fait l'objet à la mi-journée à Tain-L'Hermitage. " Même s'il y a des procédures, on ne va pas attacher les mains des gens dans le dos. Le risque zéro n'existe pas", ajoute encore l'entourage du chef de l'Etat. Une prise de risque que d'autres présidents ont, eux aussi, éprouvé lors de déplacements auprès des Français.

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Emmanuel Macron giflé lors d'un déplacement dans la Drôme

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Jacques Chirac

Le 4 mars 2002, le président Jacques Chirac, qui aimait aller au contact des Français et de ses électeurs, effectue un déplacement sur le thème de la sécurité durant la campagne présidentielle. Il est la cible de crachats à Mantes-la-Jolie (Yvelines), en pleine affaire sur les marchés publics d'Ile-de-France, tandis que fusent quelques "Chirac voleur".

Nicolas Sarkozy

Le 30 juin 2011 à Brax (Lot-et-Garonne), un homme de 32 ans, employé municipal d'Agen, agrippe le col de veste du président Nicolas Sarkozy en train de saluer des habitants rassemblés derrière une barrière de sécurité, le déséquilibrant. Regrettant son geste par la suite, il déclare avoir voulu dire au chef de l'Etat qu'il faut "écouter les gens qui l'ont élu". Il sera condamné à six mois de prison avec sursis.

Le 23 juin 2010, au cours d'une visite dans des quartiers sensibles de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), un jeune homme de 21 ans lui lance : "Va te faire enculer connard, ici t'es chez moi". L'homme est blessé lors de l'interpellation et condamné à 35 heures de travaux d'intérêt général (TGI) pour outrage au chef de l'Etat et à la police.

Le 23 février 2008, en visite au Salon de l'Agriculture, le président de la République serre des mains. "Ah non, touche-moi pas ! Tu me salis !", lui réplique un homme qui refuse. Nicolas Sarkozy lui répond alors, en continuant son chemin : "Eh ben casse-toi alors, pauv' con !".

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Le 6 novembre 2007, des marins pêcheurs en colère protestent contre l'envolée des cours du gazole lors d'une visite du président Sarkozy au Guilvinec (Finistère). L'un d'eux lui lance: "Enc...!" Riposte immédiate : "C'est toi qui a dit ça ? Eh ben descends un peu le dire, descends un peu !" Un jeune pêcheur réplique : "Si je descends, je te mets un coup de boule", n'hésitant pas à sauter une barrière en direction du président avant d'être arrêté par les services de sécurité. Il ne sera pas poursuivi.

Macron, un précédent... mais pendant la campagne

Lorsqu'il était ministre de l'Economie, Emmanuel Macron avait déjà été pris pour cible le 6 juin 2016 par des manifestants hostiles à la loi Travail, qui lui avaient jeté des œufs lors d'un déplacement à Montreuil (Seine-Saint-Denis) en lui criant "casse-toi !". En mars 2017, alors qu'il était candidat à l'élection présidentielle, il avait également été victime d'un jet d'œuf au salon de l'Agriculture.  Mais depuis son élection, le président n'avais jamais été pris à partie comme ce mardi.

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