Interrogé sur l'abattoir Sobeval, Didier Guillaume perd ses nerfs et arrache le micro d'un journaliste

Didier Guillaume le 12 février 2020 sur le parvis de l'Elysée
Politique

TENSION - Interrogé par un journaliste de France 5 sur les méthodes de l'abattoir Sobeval, mises en cause par une vidéo de l'association L214 il y a une semaine, et sur le double langage du ministère de l'Agriculture à ce sujet, Didier Guillaume a perdu ses nerfs mercredi et arraché le micro du reporter de "C à vous".

Le geste du ministre de l'Agriculture sonne-t-il comme un aveu ? Mercredi au Salon de l'Agriculture, le ministre Didier Guillaume a perdu son sang froid et arraché le micro du journaliste de France 5 qui l'interrogeait sur le double langage du ministère à propos de l'abattoir Sobeval, en Dordogne. L'association L214 avait publié jeudi 20 février une vidéo montrant selon elle des dysfonctionnements dans l'abattage des veaux. Le ministre s'était exprimé à ce sujet le 23 février sur Europe 1, et avait affirmé que "les premiers résultats montrent que le respect du bien-être animal est là, montrent que les choses se font". Avant que L214 ne révèlent des courriels internes au ministère, datant des 19 et 20 février, fassent état de "non-conformités" "avérées".

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C'est lorsqu'il a été interrogé sur ce double langage que Didier Guillaume a perdu son calme. Dans un premier temps questionné sur l'abattoir Sobeval, le ministre répond qu'il va "communiquer". Puis le journaliste enchaîne en se concentrant sur son supposé "double langage", mis en avant par L214 mardi 25 février. Didier Guillaume lui arrache alors le micro des mains, tout en répondant, énervé : "Je n’ai pas de double langage". Il vient ensuite rendre le micro au reporter de "C à vous" en se justifiant d'avoir agi ainsi car il lui mettait le micro "devant la bouche". 

"Je n'ai pas de nouvelles informations"

"J’ai communiqué en fonction des informations qui m’avaient été données. Ces informations ont été assez claires, je n’avais pas de possibilité de voir autre chose. J’ai dit que si on devait avoir de nouvelles informations je les donnerai. Aujourd’hui je n’ai pas de nouvelles informations qui m’ont été redonnées du préfet, donc je n’ai pas de soucis", a ajouté le ministre de l'Agriculture. Lorsque le journaliste lui demande si le 23 février il n'était pas informé des non-conformités reconnues par ses équipes dans des échanges de mails trois jours plus tôt, il choisit de s'en aller et de couper court à la conversation. 

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