Investiture LaREM aux municipales à Paris : les rivaux de Benjamin Griveaux veulent une "consultation citoyenne"

Politique

ELECTIONS - Dans une tribune au JDD ce 16 juin, les quatre concurrents parisiens de Benjamin Griveaux, Mounir Mahjoubi, Cédric Villani, Hugues Renson et Anne Lebreton, demandent une consultation pour désigner le candidat LaREM à la mairie de Paris. En l'état, c'est une commission d'investiture qui doit se prononcer.

Les dés sont-ils pipés à LaREM, dans la perspective des municipales à Paris ? Alors que Benjamin Griveaux est d'ores et déjà présenté comme le grand favori pour se lancer dans la course, ses quatre concurrents, l'ancien secrétaire d'Etat Mounir Mahjoubi, les députés Cédric Villani et Hugues Renson, et la conseillère de Paris Anne Lebreton, ont uni leurs voix dans une tribune publiée par le JDD, ce 16 juin.

Ces challengers réclament "une consultation citoyenne" plutôt qu'une désignation par une commission nationale d'investiture (CNI) durant l'été, comme le prévoient actuellement les statuts du parti présidentiel pour les grandes villes françaises. Dénonçant un processus "précipité", les quatre "marcheurs" estiment que "les prochaines élections municipales doivent permettre de montrer qu'une autre gouvernance est possible". "En Marche s'est construit sur une idée de progrès, d'émancipation et de dépassement des clivages, ainsi que sur des principes de débat démocratique", argumentent-ils, réclamant en somme une sorte de primaire. "Paris et Marseille ne sont pas des villes ordinaires. La victoire ne pourra passer que par un rassemblement conduisant à la désignation d'une tête de liste."

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Un processus arrêté

Pour l'heure, rien ne semble pouvoir interrompre le processus de désignation arrêté par le mouvement d'Emmanuel Macron. La CNI du parti a arrêté le 12 juin un calendrier d'auditions des candidats. Elles se tiendront le 9 juillet prochain. Tous les concurrents seront auditionnés le même jour, durant 45 minutes, sur la base d'une note de projet et selon des critères pré-établis (probité du candidat, faisabilité du projet, capacité de rassemblement, connaissance du territoire, implantation locale...). La CNI, présidée par l'ancien ministre socialiste Alain Richard et la députée de l'Essonne Marie Guévenoux, proche d'Alain Juppé, est composée de référents locaux de LaREM, de responsable du mouvement comme Jean-Marc Borello, d'élus locaux et de députés, ainsi que d'un ministre proche d'Emmanuel Macron, Julien Denormandie. 

D'après le document interne, que LCI a pu consulter, le mouvement rappelle aux candidats "qu'il ne s'agit en aucun cas d'une primaire". "Durant cette phase de préparation des auditions, nous vous invitons à la plus grande mesure dans vos expressions médiatiques, afin de préserver l'union de notre mouvement à Paris", est-il précisé. "Le mode de désignation était déjà connu, ils connaissaient les règles. La CNI est souveraine sur les choix qui seront faits", a indiqué à LCI une députée LaREM qui soutient Benjamin Griveaux. "Pour les municipales, les situations sont très différentes en fonction de la taille des villes. Dans les petites communes, les listes d'intérêt municipal sont privilégiées. Dans les villes plus importantes, c'est cette logique d'investiture qui est retenue".

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