Isolement des cas positifs : Emmanuel Macron envisage des mesures "plus contraignantes"

Isolement des cas positifs : Emmanuel Macron envisage des mesures "plus contraignantes"

MESURES SANITAIRES - Emmanuel Macron a demandé mardi soir au Parlement de se saisir du débat sur l'isolement des personnes positives au Covid-19, un dispositif jugé actuellement insuffisant par l'exécutif. Le chef de l'État envisage désormais des mesures "plus contraignantes".

Le débat agite l'exécutif depuis plusieurs semaines : faut-il prendre de nouvelles mesures pour améliorer l'isolement des personnes positives au Covid-19, troisième pilier du triptyque de cette crise sanitaire - tester, tracer, isoler ? Mardi soir, lors de son allocution télévisée, Emmanuel Macron a confirmé que le dispositif actuel était appelé à évoluer. 

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Un nouveau triptyque, rebaptisé "tester, alerter, protéger", devra répondre aux insuffisances constatées depuis le début de l'épidémie sur le front de la quarantaine, que l'exécutif avait voulu jusqu'ici uniquement volontaire, invoquant le respect des libertés fondamentales. Le ton a changé, et des mesures plus coercitives pourraient être envisagées. 

"Nous devons être plus contraignants"

"Je souhaite que le gouvernement et le Parlement prévoient les conditions pour s'assurer de l'isolement des personnes contaminées, y compris de manière plus contraignante", a annoncé le chef de l'État. "Un vrai débat démocratique doit se tenir. Si nous voulons éviter un confinement, nous devons être plus contraignants à l'égard de celles et ceux qui ont le virus."

"Ces personnes", a précisé Emmanuel Macron, "seront accompagnées sur le plan matériel, sanitaire et psychologique. Cette nouvelle stratégie associera, outre les services de l'État, les maires, leurs services, comme les associations concernées"

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"On travaille sur ce sujet : comment renforcer la communication autour de l’isolement", avait indiqué jeudi dernier l'entourage du Premier ministre à LCI. "On se rend bien compte que les gens se font tester et ont les tests en tête, mais moins l’isolement. On s’interroge : comment recalibrer les choses ? On étudie tout ce qui se passe à l’étranger." L'hypothèse de l'isolement forcé avait déjà été évoqué par le ministre de la Santé Olivier Véran, le 4 novembre, devant la commission d'enquête parlementaire. "Le débat pourrait avoir lieu, il toucherait au cœur des libertés fondamentales", avait toutefois prévenu ce dernier, alors que des députés ont proposé d'adopter un dispositif plus sévère, assorti notamment de lourdes amendes. Sur le plan du droit, l'isolement coercitif constitue un casse-tête au regard des libertés fondamentales, et nécessiterait probablement de solides garanties pour être constitutionnel. 

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