"J'ai sûrement commis des erreurs" : François Fillon revient sur l'élection présidentielle de 2017

"J'ai sûrement commis des erreurs" : François Fillon revient sur l'élection présidentielle de 2017
Politique

INTERVIEW - Invité de l'émission "Vous avez la parole" sur France 2, l'ancien Premier ministre est revenu, à quelques semaines de son procès, sur les affaires survenues lors de l'élection présidentielle de 2017.

Il ne s'était pas exprimé publiquement depuis presque trois ans. François Fillon est revenu jeudi 30 janvier sur les révélations ayant eu lieu lors de l'élection présidentielle de 2017, notamment celle des emplois présumés fictifs de son épouse. S'il assure détenir les preuves justifiant l'existence de son emploi en tant qu'assistante parlementaire, François Fillon a néanmoins exprimé quelques regrets. 

Dans une interview télévisée accordée à l'émission "Vous avez la parole" sur France 2, l'ancien candidat à la présidentielle est notamment revenu sur la formule assassine qu'il avait employée contre Nicolas Sarkozy lors de la primaire de la droite - "qui imagine de Gaulle mis en examen?" - lui était revenue comme un boomerang. Cette phrase "bien sûr je la regrette" parce que "j'ai quasiment toujours évité d'attaquer des personnes et là, dans la force du meeting j'ai dérogé à cette règle", a-t-il affirmé.

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Le coup de grâce était venu des révélations de Robert Bourgi, figure des réseaux de la "Françafrique", qui s'était vanté de lui avoir offert deux costumes d'une valeur de 13.000 euros. Une "double erreur", a convenu M. Fillon, d'abord de "confiance" envers quelqu'un "qui ne la méritait pas", et ensuite d'"aveuglement en ne voyant pas" que cela "aurait un effet désastreux". 

L'ancien Premier ministre assure toutefois qu'il n'est pas un homme d'argent. "J'avais un patrimoine inférieur à celui de M. Mélenchon. Mon patrimoine se limite à ma maison, dans la Sarthe. Je n'ai pas d'appartement à Paris, pas de villa au bord de la mer, pas de Ferrari cachée dans la grange de ma maison", a-t-il dit. "Ce que je demande, c'est d'être jugé comme tout le monde, avec équité [...] J'ai sûrement commis des erreurs. Mais il y a une chose que je ne peux pas supporter, c'est qu'on pense que je suis malhonnête, que j'ai cherché à tricher ou à tromper les Français", a conclu l'ancien Premier ministre.  

François Fillon sera jugé notamment pour "détournement de fonds publics" du 24 février au 11 mars devant le tribunal correctionnel de Paris. "Je vais pour la première fois, devant des juges impartiaux, pouvoir me défendre", a-t-il souligné. L'ancien candidat, son épouse et son ancien suppléant à l'Assemblée Marc Joulaud seront jugés dans l'affaire des emplois présumés fictifs de Penelope Fillon, pour lesquels elle aurait touché plus d'un million d'euros entre 1998 et 2013. Le couple devra aussi répondre de "complicité et recel d'abus de biens sociaux" pour un emploi en partie fictif à la Revue des Deux Mondes.

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