"J’invite le président à respecter son propre bilan" : Jean-Louis Bourlanges, favorable au monde d’avant

"J’invite le président à respecter son propre bilan" : Jean-Louis Bourlanges, favorable au monde d’avant
Politique

INTERVIEW POLITIQUE - Jean-Louis Bourlanges était l’invité d’Elizabeth Martichoux ce vendredi 5 juin. Le député Modem des Hauts-de-Seine a demandé au président de la République de garder le cap fixé avant la crise sanitaire.

Alors que la France se déconfine peu à peu et espère un rapide retour à la normale, plusieurs élus interpellent Emmanuel Macron lui demandant de se réinventer. A l’instar de François Bayrou, président du Modem, lundi 2 juin sur LCI :  "Emmanuel Macron a dit qu'il fallait se réinventer, il n'y a pas de phrase plus profonde et plus engageante. Il faut que se réinvente une manière de parler avec les Français, d’être en contact avec eux", a-t-il assuré face à Elizabeth Martichoux.

Mais tous ne l’entendent pas de cette oreille au centre. Député Modem lui-même, Jean-Louis Bourlanges, invité d’Elizabeth Martichoux vendredi 5 juin, a estimé que la politique conduite par le gouvernement avant l’épidémie devait être maintenue. "Les choix qui ont été faits depuis 2017 étaient les bons", a estimé le député Modem des Hauts-de-Seine. "J’invite le président à respecter son propre bilan", a-t-il assuré, alors que ce dernier a laissé entendre plusieurs fois que le temps était venu de se réinventer.

Pas de remise en cause des fondamentaux

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Une " adaptation à des situations nouvelles", oui, mais pas de "remise en cause des fondamentaux", a demandé Jean-Louis Bourlanges, prenant exemple sur la réforme de l’ISF, l’impôt de solidarité sur la fortune, et sur la flat tax, l’impôt à taux unique, hautement contestés. "Ces choix ont été faits pour attirer les investissements, pour attirer les entreprises et ça a marché", a-t-il précisé, alors que le bilan de la transformation de l'ISF en IFI n'est, du propre aveu de la majorité, pas encore visible. "Ça a été de grandes mesures qui ont abouti à un résultat impressionnant en matière de réduction du taux de chômage. Ne cassons pas les outils qui ont réussi."

Selon l’élu, il faut donc maintenir le cap mais aussi aller plus loin sur d’autres sujets, en matière écologique notamment : "Je suis un partisan résolu de la taxe carbone et de la taxe aux frontières", a-t-il indiqué avant d’admettre que son instauration, débouchant sur le mouvement des Gilets jaunes, avait été faite "de manière trop brutale".  Au vu de l'ampleur des manifestations, la taxe carbone avait d'ailleurs été gelée. "Il ne fallait certainement pas abandonner les options fondamentales qui étaient les nôtres et qui demeurent les nôtres : sachons nous souvenir pour préparer l’avenir", a conclu Jean-Louis Bourlanges.

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