"Je ne serai pas mis en examen", affirme Gérald Darmanin, accusé de viol

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, sur le plateau de "Vous avez la parole" (France 2) à Saint-Cloud, le 11 février.

JUSTICE - Le ministre de l'Intérieur était invité de l'émission Vous avez la parole, sur France 2. Gérald Darmanin a dû revenir sur les accusations de viol le visant dans une affaire remontant à 2009.

C’est un mot revenu à plusieurs reprises ces derniers mois dans la bouche de Gérald Darmanin : la "calomnie". C’est encore celui qu’a utilisé, ce jeudi soir sur le plateau de France 2, le ministre de l’Intérieur pour qualifier les accusations de viol le concernant. L’ancien maire de Tourcoing y intervenait dans l’émission Vous avez la parole, où il a dû répondre aux questions de Léa Salamé et Thomas Sotto.

Interrogé par ce dernier sur son maintien au gouvernement s’il venait à être mis en examen cette affaire, Gérald Damarnin a répondu n’avoir "aucune leçon à recevoir". "Je vous souhaite de ne jamais être calomnié, ni pour vous, ni pour votre famille, ni pour votre honneur", a-t-il ajouté.

"Cette calomnie ne cesse pas"

Le ministre est accusé par une ancienne membre de l'UMP, Sophie Patterson-Spatz, de viol, harcèlement sexuel et abus de confiance pour des faits remontant à mars 2009. Après une première plainte en juin 2017, l’enquête a été classée sans suite à deux reprises entre 2017 et 2018.

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"Je ne serai pas mis en examen dans cette affaire, a soutenu ce dernier. Il y a eu trois décisions de justice successives." "Je constate qu'au bout de quatre ans, cette calomnie ne cesse pas", a-t-il ajouté, évoquant "l’affaire Baudis", du nom de l’ancien maire de Toulouse, mis en cause à tort au début des années 2000 dans une affaire de mœurs.

En mars 2018, Sophie Patterson-Spatz a déposé une nouvelle plainte avec constitution de partie civile et, à l’issue de deux ans de procédures, les investigations ont repris. Gérald Darmanin a été placé en décembre sous le statut de témoin assisté. "Je constate qu’il y a, pour la quatrième fois, une justice qui se prononcera, a conclu le ministre de l’Intérieur. Et moi, je l’attends."

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