"Je renonce aux trois ans de mandat qu'il me reste" : Jean-Pierre Raffarin quitte la politique

DirectLCI
RETRAITE - A bientôt 69 ans, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac (de 2002 à 2005) annonce ce mardi matin qu'il met fin à sa carrière en politique. Dans une tribune publiée dans La Nouvelle République, Jean-Pierre Raffarin explique en effet qu'il prend sa retraite politique afin de lancer une ONG.

C'est quand même une surprise. Même si la rumeur de son retrait de la politique bruisse depuis des mois, une autre, l'annonçant récemment au gouvernement d'Edouard Philippe (remanié la semaine dernière), a, un temps, semblé éloigner cette hypothèse. Et pourtant, à bientôt 69 ans et après une carrière débutée en 1977, Jean-Pierre Raffarin vient donc d'annoncer sa retraite. 


Dans une tribune publiée ce mardi matin dans le quotidien régional La Nouvelle Répulique, l'ancien Premier ministre et élu dans la Vienne depuis des décennies explique : "Le moment est venu de me retirer de la vie politique élective". Une décision soudaine, donc, puisque Raffarin avait toujours mandat en cours. "Je renonce aux trois ans de mandat qu'il me reste à accomplir au Sénat car le moment est pertinent. La jeune génération politique prend le pays en main et c'est heureux, détaille encore l'intéressé, en faisant référence à la nouvelle vague de La République en marche. Je veux contribuer au nécessaire renouvellement de la vie politique". 

Notre route est droite, mais la pente est forteUn "raffarinade"

Une sortie dans la droite ligne de celles de ces dernières semaines, car, quitte à froisser certains de ces collègues LR, l'ancien pensionnaire de Matignon avait appelé la droite à "aider" Emmanuel Macron dès le lendemain de son élection à l'Élysée. Pour la suite, Raffarin explique aussi vouloir "mener de nouveaux projets", et l'ex-président de la région Poitou-Charentes (1988-2002) d'annoncer son intention de créer Leaders for Peace, "une ONG internationale pour alerter contre les risques de guerre qui nous menacent". 


Ancien publicitaire, notamment chez Jacques Vabre, Jean-Pierre Raffarin s'était fait un nom à l'échelle nationale grâce à sa nomination en 2002 à Matignon. Il y restera donc trois années, desquelles on retient notamment sa défense de la "la France d'en bas" et quelques "raffarinades". Ces sorties - "Notre route est droite, mais la pente est forte", "Win the “yes” needs the 'no' to win against the 'no'" ou encore "Je vous recommande la positive attitude" - qui faisaient le bonheur des médias. Plus politiquement, l'ancien Premier ministre avait aussi mis en place l'acte II de la décentralisation, la loi sur le principe de laïcité à l'école ou encore la journée de solidarité pour les personnes âgées, décidée après la canicule meurtrière de 2003. 

Plus d'articles

Sur le même sujet

Lire et commenter