"Je suis rentrée à Reims": la "frondeuse" de LaREM explique pourquoi elle n'a pas pris part au vote de la loi asile-immigration

Politique

EXPLICATIONS - Elle avait été la seule députée de la majorité à voter contre le projet de loi asile-immigration en seconde lecture, ce qui lui avait valu d'être menacée d'expulsion du groupe LaREM. Mercredi pour l'adoption définitive du texte à l'Assemblée nationale, l'élue de la Marne Aina Kuric n'a pas participé au vote. Pour ne pas avoir à revoter contre ? LCI lui a posé la question.

La menace d'expulsion agitée par le groupe La République en marche a-t-elle fonctionné ? Celle que la presse qualifiait de "frondeuse" la semaine dernière semble s'être assagie. Alors qu'en seconde lecture du projet de loi asile-immigration Aina Kuric avait été la seule parlementaire de la majorité à voter contre le projet de loi - ce qui lui avait valu d'être menacée d'expulsion - cette fois-ci, elle n'a pas du tout pris part au vote. Pour éviter de revoter contre et de s'attirer les foudres du parti ? LCI a joint la députée ce jeudi matin, et lui a posé la question.

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"Je suis rentrée à Reims mardi. La session parlementaire devait se terminer le 31 juillet donc j’avais déjà des choses de prévues dans la Marne", nous a assuré Aina Kuric. Selon elle, sa participation au vote ce mercredi 1er août n'était pas nécessaire : "Au vu de mon précédent vote, les choses étaient claires : j’avais déjà émis mon opinion."

Surtout, la députée assure que son absence de mercredi n'est en aucun cas liée à ses récents démêlés avec le groupe LaREM à l'Assemblée nationale. "Non, je n’ai pas reçu de pression particulière après mon vote contre le projet de loi, ni avant ni après. Personne n’est venu me voir en me disant de voter telle ou telle chose. Mon groupe a respecté mon choix. Ni eux ni moi n’avons de problème avec cela. A l'avenir, il pourra encore arriver que nous ne soyons pas tous d'accord."

"Abstention, péché véniel, vote contre, péché mortel"

Mardi, le maintien dans le groupe majoritaire à l'Assemblée nationale a été décidé "à l'unanimité" par le bureau. La règle édictée par Richard Ferrand était pourtant "abstention, péché véniel, votre contre, péché mortel". Selon une source proche du groupe, le président du groupe s'est contenté de faire une sorte de "rappel au règlement" à Aina Kuric.

Aina Kuric, qui nous a laissé entendre qu'elle aurait de nouveau voté contre ce texte si elle avait pris part au vote de mercredi, lui reproche l'adaptation du droit du sol à Mayotte. Un article introduit au Sénat et approuvé par l'Assemblée exige pour les enfants nés à Mayotte que l'un de ses parents ait, au jour de la naissance, été présent de manière régulière sur le territoire national depuis plus de trois mois. Elle avait notamment déposé plusieurs amendements pour supprimer cette "fausse solution".

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