“Je veux être le premier maire écologiste de Paris” : Cédric Villani en lice pour la capitale

Politique

CAMPAGNE - En meeting à Paris, alors que La République en Marche doit choisir dans quelques jours son candidat aux municipales pour la capitale, Cédric Villani a montré les muscles. Dans les sondages, le député mathématicien et Benjamin Griveaux sont au même niveau.

Son meeting avait des airs de démonstration de force : Cédric Villani, candidat à l'investiture de La République en marche pour les municipales à Paris, s’est exprimé devant environ 500 partisans jeudi 4 juillet, en prônant le renouveau et le dépassement des clivages.

Le discours du député mathématicien a duré plus d’une heure et demie. Cédric Villani a notamment chaleureusement remercié son ex-concurrent à l'investiture et désormais allié, Mounir Mahjoubi, rallié à lui la veille. Sans un mot pour son principal rival, l’ex-porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, Cédric Villani a en revanche fait l’éloge de nombreux d'arrondissements, de droite et de gauche, en appelant "au rassemblement des énergies". Une dizaine de députés LREM étaient présents dans la salle. 

Sur le fond, le candidat à la succession d’Anne Hidalgo s’en est pris à plusieurs reprises à cette dernière, en déclarant entre autres "je veux être le premier maire écologiste de Paris". Celui qui revendique une originalité sur la forme - "Ils ont été nombreux à me le dire : rentrer dans le moule, faire comme les autres, mais je ne changerai pas" - entend par ailleurs appliquer la formule à sa future gouvernance, en prônant l'association des experts et politiques à la société civile dans la prise des décisions municipales. Et il a prévenu: "Le bazar parisien actuel, si considérable soit-il, ne m'effraie pas plus qu'un autre".

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Montée en puissance

Dans une récente étude, Cédric Villani et Benjamin Griveaux sont au coude à coude : tous deux recueillent les mêmes intentions de vote, à savoir 25%, devant Anne Hidalgo. Une surprise, alors que le choix de Benjamin Griveaux pour être son candidat semblait être une formalité pour LREM. La commission nationale d'investiture du parti doit rendre sa décision mercredi 10 juillet quant à la tête de liste parisienne des troupes macronistes. Selon un ministre cependant,  la montée en puissance de Villani pourrait convaincre la CNI d'ajourner sa décision. "Plus on prendra le temps de bien apprécier les forces en présence, de bien débattre, ce ne sera pas du temps perdu", s'en est réjoui le mathématicien.

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