Jean-Baptiste Djebbari "soutient la décision de la SNCF d’accorder une prime aux non-grévistes"

Jean-Baptiste Djebbari "soutient la décision de la SNCF d’accorder une prime aux non-grévistes"
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INTERVIEW - Le secrétaire d'État chargé des Transports, était l’invité ce mardi matin d’Elizabeth Martichoux sur LCI. Jean-Baptiste Djebbari s'est exprimé notamment sur la grève dans les transports, l'affaire Mila, et le congé de deuil d'un enfant.

Après près de deux mois de grève dans les transports en commun et dans un climat de contestation qui perdure contre le projet de la réforme des retraites, Jean-Baptiste Djebbari a répondu ce mardi matin aux questions d'Elizabeth Martichoux sur LCI.  

Sur la décision prise la semaine dernière par la SNCF d’octroyer une prime aux non-grévistes, le secrétaire d'État chargé des Transports a assuré que le gouvernement n'avait "pas à valider en tant que telle cette prime". Il a indiqué que c'était des "managers sur le terrain qui prennent ce type de décision quand il y a par exemple des intempéries ou des périodes de grève pour des gens qui sont au travail et qui connaissent un surcroît de travail temporaire, là dû à des grèves, parfois dû à autre chose". 

Jean-Baptiste Djebbari a répété : "Nous n’avons pas à valider cette décision, mais je la comprends et je la soutiens. Je crois que personne ne comprendrait dans une entreprise classique, a fortiori dans une entreprise publique, que les personnes qui sont au travail et qui ont un surcroît de travail temporaire ne se voient pas rémunérées ou gratifiées d’une façon ou d’une autre". 

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Le secrétaire d'Etat a par ailleurs déclaré que le gouvernement travaillait actuellement avec "très fortement avec les régions pour un plan pour les petites lignes" dans le but d'en rouvrir un certain nombre. "C'était l'engagement du gouvernement", assuré Jean-Baptiste Djebbari . "Je dois en parler au Premier ministre jeudi pour caler les derniers éléments de fond et de calendrier. Ça pourrait aller vite. Ça pourrait tout a fait être avant les municipales, il faut que tout le monde soit prêt", a-t-il dit. "L'idée est d'avoir une réponse structurelle pour des gens qui, dans le Limousin par exemple, ont vu le réseau se dégrader et les lignes parfois fermer. Pour les gens qui le vivent, c'est assez insupportable", a-t-il ajouté. 

Sur l'affaire Mila

Interrogée sur les déclarations de la présidente du Rassemblement national sur l'affaire Mila, alors que l'adolescente était interviewée mardi soir par Yann Barthès, Jean-Baptiste Djebbari a estimé que Marine Le Pen n’avait "pas le contrôle de la liberté d’expression de cette jeune fille". "On est en droit en France de critiquer toutes les religions, a-t-il insisté. Le droit est clair. Les paroles de cette jeune femme ne sont pas contraires au droit. Ce qui est contraire au droit, c’est qu'elle soit menacée de mort et de viol". 

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Sur le congé de deuil d'un enfant

Enfin, après la polémique sur le congé de deuil d'un enfant que la majorité a refusé de prolonger, Jean-Baptiste Djebbari a rappelé que "l'erreur est humaine". "Nous avons fait une erreur collective, nous amendons, nous allons corriger cela dès le 3 mars je crois dans un projet de loi ou dans une proposition de loi au Parlement", a-t-il conclu. 

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