28 ans après Edith Cresson, toujours pas de femme Première ministre...

28 ans après Edith Cresson, toujours pas de femme Première ministre...
Politique

OÙ SONT LES FEMMES ? - En 2017, Emmanuel Macron disait souhaiter faire appel à une femme au poste de Premier ministre. Pourtant, le successeur d'Edouard Philippe est bien un homme.

Une fois n’est pas coutume, des noms de femmes circulaient pour remplacer Edouard Philippe à Matignon. Valérie Pécresse, Laurence Tubiana, Florence Parly... Comme l'ont été ceux de Michèle Alliot-Marie, Christine Lagarde ou encore Ségolène Royal avant elles. Et une fois encore, c’est un homme qui a été nommé Premier ministre. Ce 3 juillet 2020, Edith Cresson reste donc encore et toujours la seule femme à avoir occupé ce poste, moins d’un an, entre mai 1991 et avril 1992. Soit il y a 28 ans. 

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Pourtant, avant la présidentielle de 2017, Emmanuel Macron avait indiqué qu’il souhaitait se doter d’une Première ministre. Mais il avait ajouté : "Après, je ne vais pas choisir un Premier ministre parce que c’est une femme. Je choisirai le Premier ministre le plus compétent, le plus capable possible, avec le souhait et la volonté que ce soit aussi une femme." N'aurait-il donc trouvé aucune femme compétente en France pour occuper ce poste ?

Plafond de verre

Une situation qui montre bien que les femmes n'ont toujours pas réussi à briser le plafond de verre en politique. Moins représentées, élues en moins grande proportion que les hommes, placées à des postes moins importants, on fait moins appel à elles tout en haut de l'échelle, au sommet de l'Etat. Aussi, si depuis l'élection de François Hollande en 2012, les gouvernement s'attachent à être paritaires, les femmes sont plus nombreuses parmi les secrétaires d'Etat, et ont moins souvent que les hommes des ministères régaliens ou de plein exercice. 

Edith Cresson a souvent raconté le sexisme dont elle a été victime lors de son passage à Matignon. En 2006 sur France 2 elle déclarait :  "Quand on interroge les gens, on se rend compte qu’une femme à Matignon c’était inattendu, difficilement supportable pour eux. Pas seulement les politiques, mais aussi une partie de la presse." Elle résumait ainsi son passage rue de Varenne : "Ça a été un cauchemar du premier au dernier jour."

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