Jean-François Copé attaque les "tartuffes bouffis"

Jean-François Copé attaque les "tartuffes bouffis"

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UMP - Jean-François Copé et Frantz-Olivier Gisbert ne devraient pas déjeuner ensemble de sitôt. En cause, un article du Point accusant le patron de l'UMP de lourds "copinages". La réponse du berger à la bergère n'a pas tardé.

Suite à l'article du Point sur la "petite entreprise" de Jean-François Copé , le président de l'UMP a tenu ce matin une conférence de presse. Il avait annoncé qu'il y répondrait aux accusations de l'hebdomadaire concernant 8 millions d'euros de contrats qualifiés de "copinages" avec une société de production vidéo.

Jean-François Copé a annoncé mettre à disposition (ou, du moins, pour le moment sous scellés) l'intégralité de la comptabilité de l'UMP, comprenant les archives des deux dernières campagnes présidentielles, celle de 2012 mais aussi celle de l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007 . 

S'érigeant en parangon de la transparence, il s'est même targué de déposer prochainement à l'Assemblée nationale deux propositions de loi, l'une visant à contraindre chaque parti politique à publier ses documents comptables et pièces justificatives ; l'autre proposant de faire subir le même sort aux organes de presse "bénéficiant de financements publics". 

Copé attaque la presse

Si Jean-François Copé s'en est pris à la presse, c'est sans nul doute parce que la pilule du Point lui reste sur l'estomac. Sans nommer l'hebdomadaire, le patron de l'UMP a accusé les journalistes de se livrer à son encontre à une "chasse à l'homme" tout en étant eux-même "peu regardants" sur la déontologie. Sans nommer Frantz-Olivier Giesbert, il a stigmatisé les "tartuffes bouffis" se nourrissant avec une "délectation perverse" de leurs "magistère moral de pacotille" pour le "lyncher publiquement" et l'envoyer au "bûcher médiatique". Entre autres expressions inspirées. 

Sur BFM TV, Etienne Gernelle, directeur de la rédaction du Point, a traduit ces propositions par l'idée que Jean-François Copé, plutôt que de se défendre, menace toute la classe politique d'attaquer là où il est attaqué. Et de s'en prendre, par la même occasion à la presse. Le but ? Peut-être semer le doute sur la probité de ses pairs et des journalistes, reprenant à son compte l'adage selon lequel "la meilleure défense, c'est l'attaque". A tout le moins, Jean-François Copé a affiché clairement sa position : il entraîne son parti avec lui et tente de transformer son affaire privée en affaire d'Etat.

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