Jean-Louis Borloo démissionne de ses mandats et fonctions

Jean-Louis Borloo démissionne de ses mandats et fonctions

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POLITIQUE – Jean-Louis Borloo, chef de file de l'UDI, a décidé de démissionner de la présidence du parti dans une lettre adressée à l'UDI, dimanche. Son état de santé ne lui permet plus d'assumer ses fonctions.

On savait Jean-Louis Borloo atteint d'une pneumonie aigüe et cloué au lit depuis quelques semaines. Le chef de file de l'UDI a annoncé dimanche avoir décidé de démissionner de la présidence du parti ainsi que du Parti radical dans un courrier envoyé au comité exécutif de l'UDI.

L'ex-ministre, qui fêtera ses 63 ans lundi, abandonnera également la présidence du groupe UDI à l'Assemblée nationale et son mandat de député de la 21ème circonscription du Nord, considérant que son état de santé ne lui permet plus d'assumer ces charges. “Je n’ai pas en l’état toute l’énergie nécessaire pour remplir complètement toutes mes responsabilités. J'ai donc décidé de laisser la place libre à celles et ceux qui vont prendre le relais”, s'est justifié Jean-Louis Borloo dans sa lettre. D'ici là, une présidence par intérim assurera "le fonctionnement et la cohésion de l'UDI".

"Un choc extrêmement violent"

Le président du Modem, François Bayrou, a tenu à rappeler dimanche que Jean-Louis Borloo pouvait "être assuré que tous ses amis sont à ses côtés pour le soutenir et le conforter dans sa récupération". Yves Jégo, délégué général de l'UDI a, lui, salué une décision "extrêmement noble", ajoutant qu'il "n'est pas temps d'ouvrir une campagne" de succession au sein du parti.

Les réactions n'ont pas tardé sur Twitter. Frédéric Lefebvre, député de la première circonscription des Français de l'étranger, a accueilli la nouvelle d'un sobre "C'est bien triste". Nathalie Kosciusko-Morizet, députée de l'Essonne, a de son côté écrit : "Suite à sa décision personnelle, Jean-Louis Borloo a mon estime et mon amitié". L'ancienne ministre du Logement, Cécile Duflot, a pour sa part regretté "un ton et une personnalité si particulière" qui vont "assurément manquer au monde politique". D'un ton dramatique, Yannick Favennec, député UDI de la Mayenne, a enterré l'UDI qui, selon lui, n'existera plus sans "son leader".

Beaucoup dans son entourage politique n'étaient pas au courant. "Ça fait 5 semaines que l'Assemblée nationale ne siège plus à cause des élections donc le groupe UDI ne se réunissait plus, rapporte une collaboratrice parlementaire pour metronews. Beaucoup ne l'avaient pas revu depuis". "Je l'ai eu au téléphone la semaine dernière. Il m'a félicité pour mon score au soir du deuxième tour. Je ne m'y attendais pas du tout, je m'attendais à ce qu'il revienne bientôt dans l'arène politique", a réagi pour metronews Christian Saint-Etienne, chef de file de l'UDI à Paris pendant les municipales. Avant d'ajouter : "C'est un choc extrêmement violent". Un comité exécutif doit se réunir mardi.
 

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