Jean-Luc Mélenchon au 20H de TF1 : "Le gouvernement n'a tiré aucune leçon du précédent confinement"

Jean-Luc Mélenchon au 20H de TF1 : "Le gouvernement n'a tiré aucune leçon du précédent confinement"

CANDIDAT - Le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a annoncé ce dimanche soir sur TF1 qu'il "proposait" sa candidature à l'élection présidentielle de 2022. Il en a profité pour revenir sur la crise sanitaire qui touche durement le pays.

Initialement prévue fin octobre avant d'être reportée en raison des contextes sanitaire et terroriste, Jean-Luc Mélenchon s'est finalement décidé à annoncer sa candidature à l'élection présidentielle de 2022, ce dimanche soir au JT de 20 heures de TF1. "Quand tout va mal et que ça semble être une nuit noire pour beaucoup de gens qui ne trouvent pas leur compte dans la brutalité de cette société, il faut allumer une lumière pour qu'on se dise qu'il y a un bout au tunnel, qu'on peut faire autrement", a expliqué le leader de la France insoumise, en référence au contexte sanitaire et sécuritaire difficile en France. 

"Mon intention est d'aider à déconfiner les esprits et à nouveau à se projeter sur l'avenir. Je ne dis pas que je suis une projection sympathique pour tout le monde, mais pour des millions de braves gens c'est le cas, et je les appelle à se regrouper. Alors oui, je suis prêt et je propose ma candidature, mais je demande une investiture populaire" de 150.000 signatures, a-t-il annoncé.

Celui qui s'est déjà porté deux fois candidat à l'Elysée en a profité pour revenir sur la gestion de la crise sanitaire qui, selon lui, "n'a pas été planifiée pour cette seconde vague". Reconfinement, valeurs de la société en péril.. Le tribun, âgé de 69 ans, a décliné ces quelques thèmes, sûr qu'ils seront décisifs lors de cette campagne qui s'annonce longue et difficile, à 18 mois du scrutin.

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Reconfinement : "c'est la pagaille"

Alors que la crise sanitaire touche durement la France, le gouvernement n'a, selon lui, tiré aucune leçon du précédent confinement. "La deuxième vague est sévère, il faut le dire, ce n'est pas une petite maladie, donc il faut respecter les gestes barrières. Mais après ça, on voit bien que c'est la pagaille parce que l'incohérence des ordres et des contre-ordres a abouti à ce résultat : les gens ont l'impression que l'on respecte ou non les consignes, ce n'est pas très grave", a-t-il souligné. 

S'agissant de la crise sociale, Jean-Luc Mélenchon considère par ailleurs "qu'il y a des situations où on est arrivés au bout de la vie, que ce soit pour le commerce de proximité ou les pratiques culturelles". "Il y a beaucoup de souffrance et je crois que malheureusement, comme on nous annonce une troisième et même une quatrième vague, il faut qu'on commence à réfléchir, et cette fois-ci avant et sérieusement, à des alternatives au confinement", a-t-il poursuivi. 

Quant au reconfinement, le leader de la France insoumise a souligné que l'urgence sanitaire avait été votée pour six mois. "Donc on ne va pas laisser la France confinée pendant des années", a-t-il dit, insistant sur le fait que "notre société va s'effondrer si on met la France en prison pendant des mois". Selon lui, il faut toujours prévoir, planifier, organiser à l'avance, ne pas attendre la dernière minute et surtout arrêter de croire que les choses vont se faire toute seules. "Je crains que c'est ce qu'a fait le gouvernement, il n'a pas planifié, et donc c'est la pagaille", a-t-il déploré.

"Une société dans l'impasse"

Le député des Bouches-du-Rhône a, par ailleurs, promis que sa candidature ne serait "pas qu'un homme, mais aussi un programme (...) dont la philosophie est l'harmonie entre êtres humains et avec la nature". "Je veux qu'on recommence à parler des conditions de vie sociale, de l'écosystème des gens, comment ils vivent, ce qu'ils attendent, leur dignité, au lieu de passer notre temps à les disputer sur la religion ou à essayer de les mettre au pas", a-t-il lancé.

"Il y a plein de gens de tous horizons qui voient bien que la société est dans l'impasse, que ses valeurs de pacotille ne valent rien. Nous avons les moyens d'innover, de faire les choses différemment et surtout d'abolir la monarchie présidentielle, mais ça il n'y a que moi qui le propose", a-t-il insisté, ajoutant : "il y en a marre d'aller aux élections pour voter pour le moins pire". Son but : "construire quelque chose de positif, de commun, plutôt que des animosités".

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