"Vive les riches, à bas les pauvres" : interrogé sur le Venezuela, Mélenchon s'emporte dans "L'Emission politique"

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SUJET QUI FÂCHE - Le chef de file de la France insoumise a été invité, jeudi soir sur France 2, à débattre sur la question vénézuélienne avec Laurence Debray, une historienne qui a travaillé dans la finance.

Une fois n'est pas coutume, ce jeudi, "L'Emission politique" a donné lieu à un échange d'amabilités...  Cette fois, ce fut entre Jean-Luc Mélenchon et Laurence Debray, historienne qui a travaillé dans la finance, par ailleurs fille de l'intellectuel Régis Debray et de l'historienne vénézuélienne Elizabeth Burgos. Sous les lumières du plateau de France 2, le leader de la France Insoumise a été questionné sur le Venezuela. 


Laurence Debray lui demande s’il n’a pas l’impression d’être du mauvais côté en défendant le régime de Maduro. Rapidement, l'homme de gauche s’emporte. "J’en ai par-dessus la tête de ce genre de numéro. Chaque fois que je vais quelque part, je me tape ’Venezuela’. Y’en a ras-le-bol ! Allez faire votre propagande à l’ambassade ! […] Vive les Etats-Unis ! À bas le Venezuela ! Vive les riches, à bas les pauvres !" Puis comme un signe de déni, il tourne le dos à Laurence Debray, faisant mine de ne pas l’écouter conclure.

En opposant les Etats-Unis et le Venezuela, Jean-Luc Mélenchon aura probablement voulu rappeler le passé de son intervieweuse. Diplômée d'HEC, elle a, en effet, travaillé comme trader à Wall Street, notamment pour le Crédit Lyonnais et HSBC. Celle qui dit avoir voté Emmanuel Macron aux deux tours de la présidentielle "avec enthousiasme" a aussi en horreur la politique de l'ancien président du Venezuela. 

Quant à Jean-Luc Mélenchon, il est régulièrement attaqué pour sa défense de la politique d'Hugo Chavez. En 2013, dans les pages de L'Humanité, il déclarait que "la révolution bolivarienne [initiée par le défunt leader, ndlr] est pour nous une source d'inspiration". Une petite phrase que ne manque pas de lui rappeler l'ensemble de la classe politique à chaque intervention publique. Encore plus, depuis les protestations contre son successeur à la tête du Venezuela, Nicolas Maduro

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