Jean-Marie Le Pen comparait pour détention illégale d'armes

Politique
JUSTICE - Le co-fondateur du Front national comparait jeudi 11 avril pour détention illégale d'arme devant le TGI de Nanterre. Deux pistolets semi-automatiques, mais aussi un fusil à pompe, un revolver avaient notamment été découverts, en compagnie d'un lanceur de balles de défense.

C'est presque un arsenal. Deux pistolets semi-automatiques, un fusil à pompe, un revolver américain de calibre court, un lanceur de balle de défense et des munitions. Voilà la liste des armes qui valent à Jean-Marie Le Pen d'être soupçonné de détention illégale et pour lesquelles il doit comparaître jeudi 11 avril dans l'après-midi devant le tribunal de grande instance de Nanterre. 

C'est lors d'un incendie en 2015 dans sa propriété de Rueil-Malmaison que des pompiers avaient découvert plusieurs armes relate Le Parisien. Ces derniers ont fait un signalement au parquet de Nanterre, qui a alors ouvert une enquête préliminaire pour déterminer les conditions de détention des armes. Plus tard, les magistrats du Parquet national financier, qui perquisitionnaient les bureaux de Jean-Marie Le Pen à Saint-Cloud, dans le cadre d'une enquête pour blanchiment de fraude fiscale avaient découvert un pistolet semi-automatique 9 mm. Une trouvaille qui avait alors été jointe à la procédure précédente. 


Son avocat, Me Frédéric Joachim, dénonce aujourd'hui une "affaire de cornecul". Et d'assurer dans un argumentaire qui ne déplairait pas à son client que, "dans les caves de banlieues, il y a des arsenaux bien plus conséquents". L'avocat a souhaité minimiser les armes trouvées chez l'ancien patron du FN. Ainsi, à l'entendre, le fusil à pompe serait en réalité un "fusil de chasse" issu "de l'héritage de Jany Le Pen", le revolver américain une arme de collection, "une arme de dame", décrit-il, même. "Il lui a été offert il y a longtemps par un ami. À l’époque, il n’y avait pas besoin d’autorisation pour ce calibre", a assuré l'avocat au Parisien.

Soupçons d'emplois fictifs : Le Pen refuse de se rendre devant les juges

Le rapport de Jean-Marie Le Pen à la justice a souvent été une affaire d’absence. S'il ne devrait pas être présent à l'audience jeudi au TGI de Nanterre, - "Il doit préparer la prochaine session parlementaire" - le cofondateur du FN ne s'est pas rendu non plus mercredi 10 avril à sa convocation par un juge en vue de sa mise en examen dans l'enquête sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants d’eurodéputés Front national. Il a notamment invoqué le recours qu'il a formulé contre la levée de son immunité parlementaire, voté le 12 mars par le Parlement européen. 

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