Jean-Marie Le Pen : "Le temps est venu pour Marine Le Pen de réconcilier les composantes" du FN

FN – Le fondateur du Front national, Jean-Marie Le Pen, se réjouit auprès du Point et du Figaro du départ de Florian Philippot. Il espère désormais que le parti présidé par sa fille se consacre avant tout aux "problèmes migratoires" plutôt qu’aux "questions européennes".

Ce jeudi a débuté par une excellente nouvelle pour Jean-Marie Le Pen : Florian Philippot, qui fut l’un des principaux artisans de son éviction, quitte le Front national. Le "menhir" et le jeune énarque n’ont jamais caché le peu d’estime qu’ils se portaient mutuellement. Le fondateur du FN a confié cet après-midi au Point et au Figaro sa satisfaction de voir partir celui qu’il juge responsable des échecs électoraux du parti désormais dirigée par sa fille lors de la présidentielle et des législatives. 


S’il s’en réjouit, il est en revanche absolument pas surpris car "tôt ou tard, le conflit entre le vice-président et la présidente devait se solder par le départ du premier", explique Jean-Marie Le Pen au Point. Le quintuple candidat à l’élection présidentielle reproche notamment à Florian Philippot d’avoir placé "les questions européennes au sommet de ses préoccupations alors qu'à l'évidence, ce sont les problèmes migratoires qui doivent occuper le devant de la scène". Mais à présent, le FN va pouvoir "traiter toutes les questions que se posent ses électeurs" et non "les lubies de certains de ses dirigeants", espère-t-il. 

Le départ de Philippot n'a pas "le même impact" que celui de Mégret

A ses yeux, le FN va donc sortir renforcé de cet épisode. Car s’il voit "quelques ressemblances avec le départ de Bruno Mégret", il estime que celui-ci n’aura pas "le même impact". "Ne lui en déplaise, Florian Philippot n'a pas l'influence qu'avait patiemment tissée en son temps Bruno Mégret au sein du Front national", souligne Jean-Marie Le Pen.


Il est d’autant moins inquiet car, selon lui, "le FN dispose de cadres et de militants nombreux et compétents", au premier rang desquels Bruno Gollnisch, qu’il cite à la fois dans son interview au Point et dans le Figaro. "C'est une personnalité de grande qualité qui pourrait avoir une action bénéfique en ces temps troublés", confie-t-il. "Le temps est venu pour Marine Le Pen aujourd’hui de réconcilier les composantes de son parti", ajoute-t-il, profitant de cet épisode pour réclamer une nouvelle fois la convocation du comité central afin de "préparer de manière collective le prochain congrès".

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FN : Florian Philippot claque la porte

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