Jean-Marie Le Pen souhaite rencontrer Vladimir Poutine

Jean-Marie Le Pen souhaite rencontrer Vladimir Poutine

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EN DIRECT DU CONGRES DU FN - Le parti ne cache pas ses liens très étroits avec la Russie. Il les revendique même clairement.

Les liens de plus en plus étroits entre le Front national et la Russie sont pleinement assumés par les dirigeants du parti réunis ce week-end à Lyon pour leur congrès. Symbole de la relation forte qu'entretiennent le pays de Vladimir Poutine et la formation de Marine Le Pen, le prêt de neuf millions d'euros obtenu dans une banque russe. Mediapart assure même qu'une tranche supplémentaire de 31 millions d'euros devrait suivre , tandis que deux millions d'euros ont été versés au micro-parti de Jean-Marie Le Pen par une société proche d'un dignitaire russe.

"Je ne pense pas qu'il y ait eu une intervention politique"

"J'ai montré tous nos comptes aux russes, ils ont dit ok, vous avez des capacités de remboursement", a expliqué Wallerand de Saint-Just, le trésorier du FN à metronews. Le responsable frontiste jure que le prêt obtenu par son parti n'a pas eu besoin de l'aval du Kremlin : "Il y a 4.000 banques en Russie, elles sont surtout liées à la banque centrale. Je ne pense pas qu'il y ait eu une intervention politique. Maintenant... le directeur de la banque a peut être téléphoné (au Kremlin) mais je ne le pense pas". Wallerand de Saint-Just revendique "des relations équilibrées entre l'ouest et l'est. On se comporte déjà comme dans un ministère des Affaires étrangères et donc on rééquilibre l'ancrage de la France". "Cela ne veut pas dire que je soutiens tout chez eux", a-t-il ajouté, interrogé sur l'état des droits de l'Homme en Russie.

"Pays ami"

Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, est lui clairement un admirateur assumé de la fédération. "La Russie est un pays ami. Je souhaite être reçu par Vladimir Poutine", le président russe. "J'attends son invitation officielle", a-t-il déclaré à quelques journalistes. Sa fille et son gendre avaient déjà été reçus par le président du parlement russe, en juin 2013. Le fondateur du parti était accompagné d'un professeur russe venu de Moscou, "un ami personnel de longue date". Interrogé sur les flux financiers qui circulent entre la Russie et son parti, Jean-Marie Le Pen a juré qu'ils n'avaient pas été validés par le Kremlin : "quand la Société générale prête à des Brésiliens, ce n'est pas sous contrôle du gouvernement français", s'est-il défendu.

Deux autres invités russes sont présents, des parlementaires, annoncés au milieu d'autres responsables politiques européens représentants l'extrême droite. "Nous considérons la Russie comme un pays européen", a insisté Marine Le Pen.

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