Jean-Pierre Raffarin sur le procès des "écoutes" : "Je ne crois pas à l'histoire que nous raconte la justice"

Jean-Pierre Raffarin sur le procès des "écoutes" : "Je ne crois pas à l'histoire que nous raconte la justice"

INTERVIEW - Invité politique mercredi 9 décembre 2020, Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre et président de Leaders pour la Paix, donne son point de vue sur le procès de Nicolas Sarkozy. Quatre ans de prison, dont deux avec sursis, ont été requis à l’encontre de l’ancien président, poursuivi pour trafic d’influence et corruption.

Dans l'affaire des "écoutes", le procureur du Parquet national financier a requis, mardi 8 décembre, quatre ans de prison dont deux ferme à l'encontre de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy. Les mêmes peines ont été requises à l'encontre de l'avocat Thierry Herzog et de l'ancien magistrat Gilbert Azibert. 

Invité politique mercredi 9 décembre 2020, Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, est invité à réagir sur LCI : "Il faut laisser la justice faire son travail et je ne juge pas la justice" admet-il d'emblée. "Mais j'ai le droit de m'exprimer" ajoute-t-il. "Moi je dis très clairement : je ne crois pas à l'histoire que nous raconte la justice dans cette affaire", assure-t-il. 

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"Je connais Nicolas Sarkozy, je ne crois pas à tout ce qui peut lui être reproché", poursuit-il, se disant "choqué que l'on écoute des avocats dans notre pays". "C'est mon avis personnel" dit-il, avant d'expliciter son propos : "Je sais bien que Nicolas Sarkozy a pu donner des coups de pouce, comme tout homme politique. 80% des visites dans nos permanences sont des demandes de coups de pouce et en général, les siens marchent. Celui-là n'aurait pas fonctionné. Je le dis très clairement, ma conviction sur le sujet est limpide" conclut-il. 

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"Je suis un disciple de Pasteur, je suis favorable au vaccin"

Autre sujet évoqué lors de cet entretien : le Covid-19. L'actuelle stagnation à un niveau élevé du nombre d'infections par le coronavirus inquiète les autorités sanitaires et le gouvernement qui avait annoncé la deuxième étape du déconfinement pour le 15 décembre n'exclut aucune piste

Jean-Pierre Raffarin rappelle que "la responsabilité" au moment des fêtes de fin d'année "repose sur nous tous" : "Il faut une rigueur collective", dit-il. "Je pense qu'il faut faire confiance aux Français et être sévère avec ceux qui abusent".

Concernant le vaccin, l'ancien ministre affirme être "prêt à me vacciner dès que les autorités médicales le diront : je suis un disciple de Pasteur, je suis favorable au vaccin". Et ne juge pas nécessaire de voir Emmanuel Macron, ses ministres, se faire vacciner devant les caméras : "La communication est aujourd'hui l'adversaire du bon sens. Et le bon sens, c'est la science, c'est la médecine".

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