JO : l'Assemblée nationale approuve largement le projet de loi olympique

POLITIQUE - Le texte, voté à main levée mercredi, sera débattu au Sénat début février en vue d'une adoption définitive à la fin du premier trimestre.

En 2024, Paris vibrera aux rythmes des Jeux olympiques. Pour que cette attribution puisse se faire, le Parlement doit adopter un projet de loi olympique. Mercredi soir, en première lecture, l'Assemblée nationale a ouvert le bal. Le texte sera débattu au Sénat début février en vue d'une adoption définitive à la fin du premier trimestre.


Tous les groupes politiques, à l'exception des Insoumis, ont soutenu le texte qui transcrit les engagements pris par la ville de Paris à l'égard du CIO, lequel finance les Jeux à hauteur de 1,4 milliard d'euros, un peu plus du tiers du budget du comité d'organisation (3,8 milliards d'euros en 2024).


Lors des débats, plusieurs députés se sont interrogés sur la place accordée au patrimoine français. Car, le texte prévoit la possibilité de pavoiser d'emblèmes olympiques, dès le vote de la loi et jusqu'en 2024, les monuments historiques ou sites classés. A cela s'ajoute l'affichage des sponsors du CIO et des J0-2024 autorisé sur les monuments historiques ou sites classés accueillant des compétitions, et dans un périmètre de 500 mètres autour des lieux, pendant trois mois. 

Mettre en place un comité d'éthique

De fait, l'association de défense du patrimoine Sites et monuments dénonce déjà "un matraquage publicitaire". Elle a dressé une liste des lieux potentiellement concernés, du Champ de Mars (volley) au Grand Palais (escrime, taekwondo).


Autre point du texte : le volet éthique et transparence. Il prévoit un contrôle de la Cour des comptes et, pour les futurs patrons du Cojo (Comité d'organisation des JO), l'obligation de remettre leur déclaration d'intérêt et de patrimoine à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Les responsables des grands événements sportifs se déroulant en France, comme la Coupe du monde de rugby en 2023, seront soumis aux mêmes obligations.

Le Cojo devra mettre en place un comité d’éthique et un comité des rémunérations, qui comprendront chacun un député et un sénateur. Les députés ont enfin adopté un amendement LR-LFI pour instituer un contrôle annuel de la Cour des comptes jusque 2024.

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Les Jeux olympiques 2024 à Paris

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