JT WE - Primaire de la gauche : ne dîtes pas à Manuel Valls que sa campagne est difficile

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DEBAT DE LA PRIMAIRE A GAUCHE - Parti quasiment le dernier dans la campagne pour la primaire de la gauche, Manuel Valls est à la peine face aux militants. Salles peu remplies, stratégie pas toujours lisible ... l'ancien Premier ministre, pourtant présenté comme l'un des grands favoris de la compétition, refuse de commenter ces difficultés.

Ne lui dites pas que sa campagne est difficile. Manuel Valls s'agace.  Confronté à des salles moins remplies que son concurrent Emmanuel Macron qui remplit des Zeniths, Manuel Valls est toujours le favori de la primaire de la gauche. Mais à l'applaudimètre, c'est Benoit Hamon qui, samedi à la Bellevilloise, a remporté la bataille devant les jeunes socialistes. 

Comment relancer la machine ?  Dans une interview au Monde publiée ce week-end, Manuel Valls estime que sa victoire à la primaire de la gauche créerait une nouvelle donne face aux pronostics qui donnent la majorité d'aujourd'hui absente du deuxième tour de la présidentielle. L'ancien Premier ministre déclare aussi se situer "au coeur des progressistes", qui vont selon lui "d'Emmanuel Macron à Benoît Hamon et Arnaud Montebourg" et qui "doivent se retrouver".

Une enquête Elabe pour BFMTV publiée samedi le place  toujours en tête des souhaits de victoire des sympathisants de gauche pour la primaire des 22 et 29 janvier, avec un score de 31%, inchangé par rapport à un précédente sondage. Suivent Benoît Hamon (25%, +1) et Arnaud Montebourg (24%, inchangé +1) et loin derrière l'ancien ministre de l'Education nationale Vincent Peillon (8%, -1 point). "Je suis convaincu que c'est la primaire qui donne de la force", déclare Manuel Valls dans le Monde.

"La présidentielle, ce n'est pas une négociation"

A la question de savoir s'il compte discuter avec Emmanuel Macron et le "candidat de la France insoumise" Jean-Luc Mélenchon s'il remporte la primaire du PS et de ses alliés, il répond : "Il faut toujours discuter mais l'élection présidentielle, ce n'est pas une négociation. Ce ne sont pas de petits arrangements. C'est un dialogue avec les Français."    Avec Emmanuel Macron, Manuel Valls estime avoir deux grands "désaccords".

"Le premier, je pense que le libéralisme économique n'est pas la réponse à la situation de la France (...) Ensuite, je ne crois pas que la France soit une juxtaposition de communautés à l'anglo-saxonne, ou que la laïcité stigmatise. Elle protège. Et je ne crois pas que la République soit responsable du terrorisme", indique-t-il.

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