Juste avant de nouvelles négociations, Marc Fesneau assure que "l'âge pivot n'est pas un totem"

Juste avant de nouvelles négociations, Marc Fesneau assure que "l'âge pivot n'est pas un totem"
Politique

POLITIQUE - Le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, était l’invité ce vendredi matin d’Elizabeth Martichoux. Il s'est largement exprimé sur le projet de loi sur la réforme des retraites et les négociations en cours mais aussi sur les municipales à Paris.

Alors qu’Edouard Philippe reçoit les partenaires sociaux les uns après les autres à Matignon pour parler de la conférence de financement du régime de retraites au cours de réunions bilatérales qui s'étaleront toute la journée, Marc Fesneau a indiqué que "l’enjeu de cette journée est de faire en sorte, à défaut d’un accord, de trouver un compromis". 

"S’il n’y a pas de financement assuré, le système ne tient pas"

" Le gouvernement est prêt à toutes les ouvertures dès lors que nous garantissons l’équilibre du système. L'âge pivot n’est pas un totem", a-t-il assuré.  Pour Marc Fesneau, il s'agit surtout d'"avancer sur les points qui ne font pas l’objet d’un consensus (…) L'enjeu de cette journée, c'est la méthode pour aboutir à un compromis".  "Nous avons fait des pas, les syndicats aussi. Laurent Berger disait que la question du financement était seconde mais manifestement elle est suffisamment centrale pour qu'on ait besoin de faire une conférence de financement", a-t-il ajouté, déformant quelque peu le propos du cédétiste, pour qui cette question est secondaire au regard de l'universalisation du régime de retraites et du calcul des pensions par points.

Le ministre a considéré qu'on ne pouvait "pas sortir de cette situation sans avoir des assurances sur le financement du système". Et de poursuivre : "Les organisations syndicales ont des propositions, nous avons des propositions aussi. S’il n’y a pas de financement assuré, le système ne tient pas. Nous avons toutes voies et moyens de modifier et de faire évoluer le texte au gré de ce que sera la conférence de financement". 

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Interrogé par Elzabeth Martichoux au sujet de la candidature de secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa dans le XIVe arrondissement, "pour soutenir Benjamin Griveaux", investi par LREM, Marc Fesneau a déclaré : "Que des collègues viennent soutenir Benjamin Griveaux, ce n'est pas une question de sauvetage. Je crois que Marlène Schiappa réfléchissait depuis longtemps à la question de s'investir sur Paris". 

"Notre exigence à nous , c'est qu'il y ait une alternance qui soit proposée, a ajouté le ministre. C'est ça l'essentiel". Sur Agnès Buzin, qui pourrait être candidate à Paris, Marc Fesneau a estimé que "tous ceux qui pourront apporter leur contribution à un projet pour les Parisiens et à une alternance à Paris, c'est une bonne nouvelle. La bataille électorale de Paris mérite que tous ceux qui ont envie qu'il y ait une alternance à proposer s'y engagent."

Enfin à la question de savoir "qui soutient le Modem à Paris", Marc Fesneau a répondu que le parti était "en discussions". "Il apportera par la voix de Marielle de Sarnez les éléments de sa réponse rapidement"a-t-il assuré. 

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