L'ancien ministre et député Bernard Debré, grande figure de la droite, est mort

L'urologue et ancien député Bernard Debré est mort le 13 septembre 2020.
Politique

DÉCÈS - Figure et trublion de la droite, Bernard Debré est décédé à l'âge de 75 ans, a annoncé dimanche son frère, Jean-Louis Debré. Il avait été ministre dans le gouvernement d'Edouard Balladur, et député de Paris jusqu'en 2017.

L'ancien ministre et ex-député de droite Bernard Debré est mort à l'âge de 75 ans, a déclaré à l'AFP son frère Jean-Louis Debré, confirmant une information du Point. Bernard Debré avait été le ministre de la Coopération d'Edouard Balladur entre 1994 et 1995, avant d'être député de Paris de 2004 à 2017. 

Parallèlement à sa longue carrière politique commencée dans les années 1980 en Indre-et-Loire, Bernard Debré avait poursuivi ses activités de médecin urologue, comme professeur des universités, puis chef du service d'urologie d'hôpital Cochin, membre des sociétés française de chirurgie et d'urologie. A ce titre, il avait été nommé au Comité consultatif national d'éthique par Jacques Chirac en 1986, puis par Nicolas Sarkozy en 2008.

Membre de la dynastie Debré

Frère jumeau de Jean-Louis Debré, l'ancien président du conseil constitutionnel, Bernard Debré est issu d'une famille étroitement liée à la Ve République. Son père, Michel Debré (1912-1996), lui-même député et ministre, est notamment connu pour avoir participé à la rédaction de l'actuelle Constitution en 1958. Michel Debré étant lui-même le fils de Robert Debré, fondateur de la pédiatrie moderne, qui a laissé son nom à un hôpital parisien. 

Habitué des médias, Bernard Debré intervenait régulièrement sur le plateau de LCI. Il avait également contribué un temps à l'émission "Les Grosses Têtes", sur RTL. 

Nombreux hommages politiques

"De l’hôpital à la politique, Bernard Debré fut toute sa vie un homme d’action", a déclaré Emmanuel Macron sur son compte Twitter. "Les Français perdent un engagé, qui, en héritier du gaullisme, n’hésitait jamais à sortir des cadres et à dire le vrai dès qu’il s’agissait de l’intérêt du pays."

"C'était quelqu'un pour qui j'avais une grande estime et une grande amitié", a réagi sur LCI Henri Guaino, ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, en apprenant la nouvelle. "Immense tristesse à l’annonce de la disparition de mon ami Bernard Debré. Sa parole tellement libre, son humour tranquille, son dévouement à ses patients, son engagement pour une certaine idée de la France en faisait un personnage singulier en politique", a déclaré la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse.

"Professeur et élu de la Nation, c’est avec la même énergie que Bernard Debré soignait les maux de ses patients et ceux de ses concitoyens", a déclaré le Premier ministre Jean Castex dans un message sur Twitter. "Cet humanisme qu’il puisait dans ses racines gaullistes ne le quittera jamais."

"Bernard Debré était une figure majeure de notre famille politique", a écrit le patron des Républicains Christian Jacob. "Il aura servi inlassablement la France par son engagement politique comme ministre, député et maire mais aussi comme grand professeur de médecine reconnu et respecté."

Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure a rendu hommage à Bernard Debré "une figure majeure de notre famille politique", qui "aura servi inlassablement la France par son engagement politique comme ministre, député et maire mais aussi comme grand professeur de médecine reconnu et respecté."

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