L'ancien ministre Stéphane Le Foll dans la course pour la tête du Parti socialiste

L'ancien ministre Stéphane Le Foll dans la course pour la tête du Parti socialiste

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PARTI SOCIALISTE - Aux abois depuis l'élection d'Emmanuel Macron et le naufrage aux élections législatives, le PS se cherche un nouveau leader... et voilà qu'un nouveau candidat se fraie un chemin pour le redresser.

Dans une interview au Maine Libre, le député de la Sarthe Stéphane Le Foll a annoncé sa volonté de prendre la tête du Parti socialiste, devenant le second candidat après Luc Carvounas. A 57 ans, cette figure de l'ancienne majorité se dit prête à "relever le défi, ou plutôt les défis qui sont face à nous, en présentant un projet devant les militants" lors du congrès du PS prévu en avril prochain.

Une élection prévue le 29 mars

L’ancien ministre de l’Agriculture affirme que le renoncement de son ancienne camarade au gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, ce jeudi dernier, l’a fait prendre sa décision. Elle "a pris sa décision que je respecte.  Nous avons servi ensemble dans les mêmes gouvernements et je salue son engagement car nous aurons besoin d’elle", affirme Stéphane Le Foll à nos confrères de le Maine Libre.


Avec Luc Carvounas et Emmanuel Maurel, Stéphane Le Foll est le troisième candidat à la succession de Jean-Christophe Cambadélis, qui a quitté ses fonctions au lendemain de la déroute historique du PS aux législatives. Ses adversaires potentiels ont jusqu’au 27 janvier pour se déclarer avant une élection prévue le 29 mars puis un Congrès refondateur les 7 et 8 avril durant lequel le vainqueur présentera son projet. Dimanche 7 janvier sur France Inter, Julien Dray, avait affirmé ne pas avoir pris de décision définitive sur sa candidature. Représentant de l'aile gauche du parti, le député européen Emmanuel Maurel a annoncé au Point qu'il serait "évidemment" candidat.

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Le Foll croit en un avenir meilleur pour le PS

Même s’il juge très sévèrement le PS qu’il juge "exsangue, inaudible aux oreilles des Français" après sa "double défaite, présidentielle et législatives", ce très proche de François Hollande souhaite le faire "évoluer" et l'"adapter" à un environnement où les partis traditionnels sont remis en cause comme jamais. Pour le Sarthois, le parti à la rose n'est pas mort, pas plus que les formations politiques traditionnelles. "La démocratie française a besoin d’un parti de gauche de gouvernement. Il y a donc aujourd’hui quelque chose à réinventer".


Le candidat se dit "dans l’opposition" à Emmanuel Macron, contrairement à ce qui est dit sur sa possible compatibilité avec LREM, lui qui avait bénéficié de l'absence d'un candidat marcheur aux législatives. "J’ai voté contre le budget qui est favorable aux plus riches et injuste pour les classes moyennes et populaires. Je considère par exemple que les choix fiscaux décidés par Emmanuel Macron sur l’ISF et sur la fiscalité du capital vont continuer à creuser des inégalités patrimoniales", dénonce-t-il.


Maintenant que l’annonce de sa candidature est faite, Stéphane Le Foll souhaite "mener une campagne en toute sérénité", dit-il. "Je répondrai aux attaques mais je n’en porterai pas. Je suis déterminé et serein pour relever ce défi", conclut le député de la Sarthe. Réponse le 29 mars prochain…

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