L'ancien secrétaire d'État Kader Arif renvoyé devant la justice pour favoritisme

L'ancien secrétaire d'État Kader Arif renvoyé devant la justice pour favoritisme

PROCÈS - Accusé d'avoir favorisé une société gérée par son frère, Kader Arif, proche de l'ancien président François Hollande, a été poussé à la démission en 2014.

La révélation de ce contrat l'avait poussé à quitter le gouvernement en 2014. L'ancien secrétaire d'État aux anciens combattants Kader Arif est menacé par un procès. Le parquet général a demandé début février sa comparution devant la Cour de justice de la République (CJR) pour avoir favorisé une société gérée par son frère dans un marché public.

Ce proche de François Hollande est accusé d'avoir fait conclure, alors qu'il était au sein du gouvernement, un contrat portant sur du "media-training" entre le ministère de la Défense et une société gérée par son frère, dont le nom n'apparaissait pas. Une seule session de formation avait été réalisée alors que le marché accordé s'élevait à 60.000 euros pour six ou sept sessions.

Dans son réquisitoire définitif signé du 9 février, le procureur général François Molins a requis un procès pour "prise illégale d'intérêts, détournement de fonds publics et atteinte à la liberté d'accès et à l'égalité des candidats dans les marchés publics".

La commission d'instruction de la CJR, seule instance à être habilitée pour juger des membres du gouvernement pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions, doit décider de la tenue ou non d'un procès.

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Ce n'est pas le premier démêlé de Kader Arif avec la justice. Cet ancien eurodéputé et député (PS) de la Haute-Garonne est fragilisé par une enquête ouverte après un signalement, en septembre 2014, d'élus dénonçant "des anomalies" autour de contrats passés entre le Conseil régional de l'ancienne région Midi-Pyrénées et deux sociétés appartenant à l'un de ses frères et à ses neveux. Le parquet national financier avait transmis ce dossier à la CJR en décembre 2018, qui a ouvert une information judiciaire.

Face à ces accusations, Kader Arif avait évoqué "des affaires qui ne le (concernaient) absolument pas", mais il avait été contraint de quitter ses fonctions après des perquisitions réalisées dans les locaux de la sous-direction des achats du ministère de la Défense.

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