Une banderole arc-en-ciel LGBT dégradée à l'Assemblée nationale : un homme interpellé

Une banderole arc-en-ciel LGBT dégradée à l'Assemblée nationale : un homme interpellé

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MARCHE DES FIERTÉS - Quelques jours après que des passages pour piétons aux couleurs de la communauté LGBT ont été dégradés, une des banderoles fixée sur l’Assemblée nationale a aussi été abîmée. Un individu a été interpellé.

Il y a quelques heures, il avait posté la photo sur Twitter, fier : vendredi soir, François de Rugy, président de l’Assemblée nationale a indiqué que l’Assemblée nationale était pavoisée du drapeau arc-en ciel "en symbole de notre engagement dans la lutte contre toutes les discriminations, alors que les actes anti #LGBTI non seulement persistent mais augmentent en France. #MarcheDesFiertés".


Il postait également une photo de l'Assemblée, prise du côté de la rue de l'Université, montrant le fronton encadré de deux banderoles multicolores. Une première.

Quelques heures plus tard, ce samedi matin, c’est par un autre tweet que le président de l’Assemblée explique qu’une des banderoles a été dégradée dans la nuit, et que l’Assemblée nationale allait porter plainte. 

"L’auteur de cet acte de vandalisme a été interpellé. Il se revendique militant d’extrême droite et anti LGBT", précise François de Rugy. 

L'initiative critiquée

La veille, en postant la photo avec les deux banderoles, François de Rugy avait suscité des oppositions, la mesure étant vue par certains comme une atteinte à la neutralité, ou signe de communautarisme.

Côté politique, l’initiative avait suscité quelques levées de boucliers, notamment de la part de Christine Boutin, au motif que "le principe de neutralité des services publics s'oppose à ce que soient apposés sur les édifices publics des signes symbolisant la revendication d'opinions politiques, religieuses ou philosophiques."

Ce à quoi la secrétaire d’Etat à l’égalité hommes-femmes Marlène Schiappa s’est fait un plaisir de rétorquer ce samedi matin.

 Jean-Frédéric Poisson, député et président du Parti Chrétien-Démocrate (PCD) a de son côté dénoncé une "provocation scandaleuse du pouvoir macroniste qui fragmente notre société et porte une atteinte inacceptable à l’esprit de notre Constitution qui ne reconnait qu’une seule communauté : la Nation ! "

Cette semaine déjà, d’autres symboles de la communauté LGBT ont été dégradés : des passages piétons arc-en-ciel dans le centre de Paris ont notamment été recouverts de propos homophobes et barbouillés. La maire de Paris Anne Hidalgo a annoncé plusieurs fois son soutien. 

En Loire-Atlantique, Nantes a aussi connu des incidents du même type, mi-juin : quelques jours après qu’un  escalier avait été peint aux couleurs de l’arc-en-ciel, il avait été repeint de blanc.  La Ville avait alors décidé de le repeindre, et de pérenniser l'oeuvre. Elle avait également annoncé qu'elle portait plainte.

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