L'Assemblée nationale se prépare à une cure d'austérité de 10 à 15 millions d'euros par an

L'Assemblée nationale se prépare à une cure d'austérité de 10 à 15 millions d'euros par an

Politique
RÉGIME SEC - Les députés devraient voir le train de vie diminuer de 10 à 15 millions d'euros par an, sur un budget de 550 millions d'euros. C'est le "JDD" du 5 novembre qui détaille le montant des économies que souhaite engager la majorité à l'Assemblée nationale.

François de Rugy, le président de l'Assemblée nationale, avait annoncé la couleur au début de l'été. Le JDD détaille dimanche le montant des coupes budgétaires qui devraient affecter les députés durant le quinquennat. Selon l'hebdomadaire, qui cite les trois questeurs en charge du dossier, Florian Bachelier, Laurianne Rossi (LREM) et Thierry Solère (Constructifs), le plan d'économie sera déposé mercredi au bureau de l'Assemblée. 


Après un premier coup de rabot d'un million d'euros pour l'année 2017, il envisage 10 millions d'euros d'économies en 2018, puis 15 millions par an pour le reste du quinquennat, sur un budget annuel de 550 millions d'euros. "Nous ne nous contenterons pas de mettre cet argent de côté", précise Florian Bachelier au JDD. "Je souhaite qu'on rende à l'Etat une partie des sommes économisées."

Abolir certains privilèges

Parmi les pistes qui seront défendues par les questeurs figurent certaines mesures déjà annoncées, comme la fin du régime spécial des retraites des députés, qui seront alignés sur le régime général, soit une baisse de 37% sur les pensions des parlementaires. Idem pour les allocations chômage. 


Les économies seront également la conséquence de la suppression des indemnités représentatives de frais de mandat (IRFM) votée durant l'été par les députés, cette enveloppe de 5.599 euros mensuels dans laquelle ils pouvaient piocher sans fournir de justificatif, au profit d'un système obligeant à justifier chaque dépense. 


Autre privilège aboli, la gratuité des transports SNCF pour les anciens députés ayant effectué au moins trois mandats, qui représentait pas moins de 800.000 euros par an. La suppression des avantages spécifiques des anciens présidents de l'Assemblée nationale représenterait à elle seule 330.000 euros par an. 

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