"L'Europe ne peut pas avancer si l'Italie n'en fait pas partie" : Macron en opération séduction à la télévision italienne

"L'Europe ne peut pas avancer si l'Italie n'en fait pas partie" : Macron en opération séduction à la télévision italienne
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Crise diplomatique entre la France et l'Italie

INTERVIEW - Ce dimanche soir, Emmanuel Macron a accordé un entretien de 25 minutes à la Rai, dans un contexte de tensions entre la France et l'Italie. Le président de la République a notamment tenté d'apaiser le climat entre les deux pays, insistant sur l'importance de l'Italie dans le projet européen.

Ce dimanche soir, le président de la République Emmanuel Macron s'est exprimé à la télévision italienne, dans l'émission "Che Tiempo Che Fa", diffusée en prime-time sur la chaîne Rai Uno. L'interview du chef de l'Etat français, d'une durée d'environ 25 minutes,  avait pour vocation première d'apaiser le climat entre les deux nations en adressant "un message d'amitié" au peuple italien.

L'entretien a débuté par la relation personnelle qu'entretient le président avec la "Botte". "Comme de nombreux Français, j'ai découvert l'histoire et notre civilisation à travers l'Italie" a déclaré le chef de l'Etat, abordant ses passages à Rome durant son enfance et ceux effectués en Toscane à l'adolescence, sur fond de découverte de la période Renaissance. "Eduardo de Filippo est un auteur important pour moi, parce que j'ai rencontré ma femme en révisant une œuvre d'Eduardo", ajoute-t-il, faisant référence à la pièce "L'Art de la comédie".

Macron a ensuite abordé les tensions qui ont secoué la France et l'Italie ces dernières semaines : "Les péripéties les plus récentes ne sont pas les plus graves. Il y a eu des revendications excessives mais nous devons aller au-delà." "L’Europe ne peut pas avancer si l’Italie n’en fait pas partie. Le dialogue avec Rome est essentiel. Nous avons besoin d’une Europe plus forte, souveraine sur le plan de la défense, politique, numérique, climatique... c’est-à-dire une Europe qui sait protéger ses citoyens" a poursuivi le président français, qui n'a pas eu de mot concernant Matteo Salvini, le vice-premier ministre d'extrême droite italien, qui avait provoqué à de nombreuses reprises le président en soutenant ouvertement les Gilets jaunes.

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Macron : "Les péripéties les plus récentes ne sont pas les plus graves"

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Le président a également évoqué la crise migratoire qui touche l'Europe : "L'Europe est responsable de cette situation migratoire européenne et italienne parce qu'elle n'a pas été en mesure d'écouter. L'Italie en raison de sa position géographique a eu un lourd fardeau."

Un dossier sur lequel la France et l'Italie se sont fortement opposés, à l'été 2018. "Cette crainte d'ouverture n'est pas dans l'ADN des Italiens, l'Italie est un pays qui s'est bâti dans cette ouverture au monde. Cette crainte est là parce que l'immigration a été trop forte et qu'il n'y a pas eu de solidarité de la part de l'Europe. Nous devons avoir un système européen qui évite le manque de solidarité, et donc un véritable droit d'asile et d'intégration".

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