L'ex-ministre Agnès Buzyn nommée à l'Organisation mondiale de la santé

Agnès Buzyn a quitté ses fonctions de ministre en charge de la Santé en février 2020

RECONVERSION - L'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn a confirmé mardi une information de L'Opinion, indiquant qu'elle a été nommée à l'OMS, où elle se chargera des questions multilatérales. Elle s'était retirée de la politique depuis son échec aux municipales à Paris.

Agnès Buzyn quitte Paris pour Genève. L'ancienne ministre de la Santé a confirmé mardi sa nomination au sein de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), confirmant une information qu'elle a donnée à L'Opinion. Comme l'a indiqué ce journal, elle a rejoint le 4 février le cabinet du directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, où elle sera chargé de suivre les questions multilatérales. 

Selon L'Opinion, elle jouera un rôle d'ambassadeur de l'OMS auprès du G7, de l'ONU et de la fondation Bill Gates, l'un des principaux financeurs privés en matière de santé mondiale. 

Agnès Buzyn avait quitté le gouvernement d'Edouard Philippe en février 2020, au tout début de la crise du coronavirus, laissant sa place à Olivier Véran pour se consacrer aux élections municipales à Paris, en remplacement de Benjamin Griveaux. Une campagne difficile à l'issue de laquelle, largement battue, elle avait quitté l'arène politique. 

Selon Europe 1, elle a adressé une lettre à ses soutiens parisiens pour expliquer qu'elle quittait son mandat de conseillère du 17e arrondissement de Paris, ce dernier étant selon elle incompatible avec sa nouvelle mission. "Ma route s'éloigne pour quelques temps de Paris puisque je pars travailler auprès du DG de l'OMS et mon statut actuel au sein d'une agence onusienne ne me permet plus d'être une élue", a-t-elle écrit. 

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Mise en cause durant la 1re vague du Covid-19

Hématologue de formation, spécialiste des leucémies et de la greffe de moelle, Agnès Buzyn était novice en politique lorsqu'elle a été appelée au gouvernement, en 2017, par Emmanuel Macron. Entre les deux tours des municipales, durant la première vague du Covid, elle avait mis sa campagne en sommeil pour retrouver brièvement ses fonctions de médecin et aller prêter main forte aux soignants, à l'hôpital Percy de Clamart. 

Durant cette période, Agnès Buzyn a été mise en cause, accusée par ses détracteurs d'avoir mal préparé la France à la pandémie et d'avoir sous-estimé les risques. Une accusation qu'elle a vivement rejetée, affirmant à plusieurs reprises avoir "quitté le ministère de la Santé avec le sentiment d'avoir fait la bonne préparation". Elle a également affirmé avoir sensibilisé dès janvier le sommet de l'exécutif sur les risques liés à l'épidémie. Une défense qu'elle a notamment rappelée devant la mission parlementaire durant l'été dernier. Agnès Buzyn a fait l'objet d'une plainte dans le cadre de la crise sanitaire, qui a abouti mi-octobre à une perquisition de son domicile, au même titre que d'autres ministres ou anciens ministres, comme Olivier Véran et Sibeth Ndiaye. 

"Moi, je suis transparente et sincère comme un livre ouvert", assure-t-elle à L'Opinion. "Mes convictions me portent au-delà de mes émotions. Je pensais que les Français souhaitaient des hommes et des femmes politiques différents, à la fois empathiques, sensibles et déterminés et je continue à le penser."

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VIDÉO LCI PLAY - Gestion de la crise du COVID-19, Agnès Buzyn se défend

À ce jour, Agnès Buzyn apparaît toujours dans l'organigramme de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), au sein du service d'hématologie clinique et de thérapie cellulaire de l'hôpital Saint-Antoine. Cependant, selon L'Opinion, elle n'abandonne pas l'idée de revenir, un jour, en politique. 

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