Sarkozy et l'environnement : une relation contrariée en cinq citations

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L'ENVIRONNEMENT ÇA COMMENCE À BIEN FAIRE - Ce mercredi, Nicolas Sarkozy a expliqué à l'Institut de l'Entreprise que "l'homme n'est pas le seul responsable" du changement climatique. Un climatoscepticisme qui n'a rien de nouveau, venant de l'ancien chef de l'Etat.

 "On a fait une conférence sur le climat. On parle beaucoup de dérèglement climatique, c’est très intéressant mais ça fait 4,5 milliards d’années que le climat change. L’homme n’est pas le seul responsable de ce changement." Voilà la phrase qu'aurait prononcée ce mercredi Nicolas Sarkozy devant l’Institut de l’Entreprise, à en croire son directeur de campagne Gérald Darmanin.

Il faut être arrogant pour penser que c'est l'Homme qui a changé le climatNicolas Sarkozy, climatosceptique

Une version moins climatosceptique que celle qui lui a été prêtée par le magazine Marianne, plus tôt dans la journée : "Cela fait 4 milliards d’années que le climat change. Le Sahara est devenu un désert, ce n’est pas à cause de l’industrie. Il faut être arrogant comme l’Homme pour penser que c’est nous qui avons changé le climat…" Des propos pas vraiment dignes d’un grand défenseur de l’écologie, et étonnants dans la bouche de l’organisateur du premier Grenelle de l’environnement. Pourtant, Nicolas Sarkozy a déjà fait preuve, dans ses propos, de positions plutôt anti-écologiques. Florilège. 

L'environnement, ça commence à bien faireNicolas Sarkozy, créateur du Grenelle de l'environnement

En 2011, lors d’une visite au Salon de l’agriculture, il avait lâché : "Toutes ces questions d’environnement, ça commence à bien faire". Lors de ce Salon, il s’en était pris à l’association France Nature Environnement, qui avait lancé une campagne choc sur les OMG, les pesticides et les algues vertes. "Les agriculteurs n’ont pas à être insultés, on n’oppose pas les Français les uns contre les autres", avait-il déclaré. 

On a peur de quoi ? D’un tsunami sur le Rhin ?Nicolas Sarkozy à propos de Fessenheim

En mai dernier, lors d’une matinée du parti Les Républicains sur l’environnement, Nicolas Sarkozy avait répété son opposition à la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, promesse de François Hollande. Il avait alors avancé, avec beaucoup d’ironie : "On a peur de quoi ? D’un tsunami sur le Rhin ?"

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Politique agricole : stop à la boboïsationNicolas Sarkozy, pas fan de vente directe

Ironie toujours, lorsque sur la politique agricole, l’ancien président explique s’opposer "à une espèce de boboïsation permanente. On a entendu un ministre de l’Agriculture dire que l’avenir, c’est la vente à la ferme. On imagine une robe en dentelle, un nœud papillon, on va acheter ses œufs à la ferme… j’ai rien contre, je trouve ça très sympathique, on peut même prendre une photo, la mettre dans un cadre…"

"Les zadistes. De quoi vivent ces gens ? Du RSA ?"Nicolas Sarkozy

Favorable à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Nicolas Sarkozy s’était montré plutôt désobligeant avec les "zadistes", dans un entretien au Journal du Dimanche en mai dernier. "De quoi vivent ces gens ? Du RSA ? Des subsides versés par certaines associations radicalisées qui elles-mêmes reçoivent des subsides publics ?" s'était interrogé l'ex-chef de l'Etat.

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Stéphane Le Foll appelle Nicolas Sarkozy à"un peu de cohérence" après ses propos climato-sceptiques

Remplacer le principe de précautionNicolas Sarkozy, homme politique aventureux

Enfin, il ne s’en cache pas, s’il revient au pouvoir en 2017 Nicolas Sarkozy est pour l’exploitation du gaz de schiste. Il souhaite réviser la Constitution pour "remplacer le principe de précaution par un principe de responsabilité" et "laisser la recherche se poursuivre".




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