L'inflation des effectifs ministériels se poursuit

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COMPTES - Le député chasseur d'économies budgétaire, René Dosière, publie sur son blog une revue de détail des ministères. Et encore une fois, il pointe du doigt les effectifs.

Il pourchasse les dérives budgétaires. Son rapport est aussi attendu que redouté. René Dosière, député apparenté PS de l’Aisne, épluche chaque année les effectifs des cabinets ministériels pour pointer du doigt les dérapages financiers. Sur son blog, la cuvée budgétaire 2016 est passée au crible. Cette année encore, alors que le budget 2017 est en pleine discussion, il exprime plus de critiques que de satisfecits. 


Première critique : le fait que le gouvernement resserré promis par François Hollande le soit de moins en moins. En passant de 31 à 38 ministres ente 2014 et 2016, ce sont 27 millions d’euros d’économies qui se sont envolés. Les effectifs ministériels ont augmenté de 6 %, malgré la règle édictée par François Hollande de limiter le personnel rattaché à chaque ministère. On peut expliquer cette inflation par la création de nouveaux ministères comme le secrétariat d’État à la biodiversité ou celui dédié à l'Aide aux victimes. 

Des rémunérations individuelles plus faibles

Dans le détail, les effectifs des cabinets ont gonflé de 22 % tandis que ceux du personnel support (comme les chauffeurs et les huissiers) augmentent de 5 %. C'est du côté de Matignon que la hausse est la plus importante - neuf conseillers de plus en deux ans.


Si la rémunération brute totale a augmenté (40 millions en 2016), "la rémunération individuelle a diminué de 4,4 % au cabinet du Premier ministre, et de près de 10 % au sein des cabinets ministériels", écrit le député qui fait une sorte de "hit parade" des rémunérations selon les ministères. Mieux vaut travailler à l’Intérieur (plus de 9 800 euros brut mensuels), à l’enseignement supérieur (9 691) et à la Défense (plus de 9 600 euros) qu’à l’Égalité réelle (4 966), la Ville (5 488) ou à l’Agriculture (5 895). 


René Dosière conclut sur une note positive. Il se réjouit de "cette évolution positive qui montre que le gouvernement ne s’exonère pas des efforts demandés aux Français, c’est un comportement nouveau par rapport aux gouvernements de François Fillon". Cependant, le député de l’Aisne regrette "que malgré les efforts entrepris, le niveau moyen des rémunérations demeure encore 'trop’ élevé". Rendez-vous l’an prochain pour l’édition 2017. 

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