Réforme des retraites : Bruno Retailleau contre un "compromis qui accroît les injustices pour les Français"

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INTERVIEW – Au sixième jour de grève, Bruno Retailleau était l’invité d’Elizabeth Martichoux ce mercredi 11 décembre. A quelques heures des annonces d’Edouard Philippe, le président du groupe LR au Sénat a confié sur LCI ce qu’il attendait du Premier ministre et a insisté sur la nécessité de réformer le régime des retraites.

Très critique vis-à-vis du projet du gouvernement pour les retraites, le chef de file des Républicains au Sénat veut pourtant réformer. Invité politique d'Elizabeth Martichoux ce mercredi 11 décembre, Bruno Retailleau est notamment revenu sur la réforme des retraites, à quelques heures d’annonces décisives du Premier ministre. Alors qu’Edouard Philippe doit dévoiler "l’architecture" de la réforme à midi, l’élu de droite a envoyé un message clair : il doit "sortir de la brume". 

Edouard Philippe accusé de "reculer"

Le sénateur s'est montré intransigeant envers le gouvernement, qu'il accuse de "reculer" face à la contestation. Il dit donc attendre du Premier ministre qu'il soit "clair" sur cette réforme dont il estime qu’elle devra nécessairement "garantir le pouvoir d’achat des futurs et actuels retraités". 

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Car Bruno Retailleau estime que la majorité a tardé à dévoiler les contours du texte. Après avoir passé "deux ans à travailler, à discuter et à essayer de négocier", le chef de file de droite trouve "incroyable" que le gouvernement ne soit pas "parvenu" en faire "ressortir quelque chose". Désormais, il s’inquiète d’un potentiel aménagement qui serait synonyme pour lui de recul. "Je suis contre un compromis qui accroît les injustices pour les Français", a-t-il déclaré, accusant le gouvernement de chercher un compromis "pour acheter la paix sociale et contre l’intérêt général".

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"Je suis favorable à des mesures d'âge"

S’il est critique, le sénateur ne se place cependant pas dans le camp de ceux qui veulent un retrait du projet de loi, préférant des amendements afin d'en faire une "bonne réforme". "Il faut passer la loi", a-t-il martelé sur le plateau de LCI, jugeant que le système actuel possède des "injustices flagrantes". Il juge notamment nécessaire de faire une "mesure d’âge", avec une hausse du départ à la retraite à "64 ou 65 ans", et non pas d'un âge pivot, qu’il juge "injuste" pour ceux qui ne peuvent pas continuer à travailler après cet âge-là. "On assume un standard social de haut niveau mais il faut une contrepartie", a déclaré l'élu de droite qui pense que si "on ne touche pas cet âge" le risque est de voir les "pensions baisser". "C’est la mesure la plus juste pour tout le monde."

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