François Baroin : "La suppression de la taxe d'habitation reste en travers de la gorge des maires"

L'interview politique d'Elizabeth Martichoux du 20 novembre 2019 : François Baroin
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INTERVIEW - François Baroin, maire LR de Troyes et président de l'association des maires de France (AMF), était l’invité ce mercredi d’Elizabeth Martichoux sur LCI.

François Baroin, maire LR de Troyes et président de l'association des maires de France (AMF), était l’invité d’Elizabeth Martichoux dans la matinale de LCI ce mercredi 20 novembre.

 

Sur la rencontre des maires avec le président de la République, mardi soir, porte de Versailles à l’occasion de leur congrès, il a indiqué sur notre antenne : "Ça s’est bien passé, l’accueil est naturellement républicain (…)". "Le président a été à la hauteur de la gravité, de la dignité, de la respectabilité que les élus sont en droit d’attendre", a-t-il commenté. "Les deux premières années n’étaient pas bonnes, ça a été compliqué, ça a été tendu : l’APL, les emplois aidés… Il ne faut pas qu’on oublie, il y a un an, on a quand même eu 'Balance ton maire' suivi d’un déchaînement de violences dans toutes les villes de France qui ont été dévastées", a rappelé l’édile. 

Suppression de la taxe d'habitation : "Un jour, certains devront payer"

François Baroin a assuré par ailleurs que ni lui, ni les autres maires, ne doutaient de la "sincérité" du Président quand il vient les voir. "Le président a tourné le dos à l’idée que les élus étaient des corps intermédiaires", a souligné le chef de file de l’AMF. Pour autant, l’élu de droite a rappelé certains événements fâcheux pour lui et ses pairs : "La taxe d’habitation et sa suppression reste en travers de la gorge. Avec 10 milliards de déficit, elle est compensée à l’euro près… Mais un jour, certains, vos enfants, devront payer." 

Au sujet des listes communautaires, l’élu a estimé qu’il ne fallait pas "encombrer les municipales avec ce type de sujet. Ils sont marginaux". 

Enfin, sur le rapport des maires avec leurs habitants, il a rappelé que les élus étaient parfois des cibles. "Il y a une grande fracture à tous les niveaux et à tous les étages. Il y a une grande violence dans la société. Les maires la subissent plus que par le passé. Les réseaux sociaux, c’est une immense chance d’accès à des informations, de partage, de sensibilité. C’est aussi l’expression à livre ouvert d’une très grande violence et d'une libération qui flatte peut-être parfois aussi les bas instincts, a-t-il dit. C’est un élément de gestion démocratique beaucoup plus difficile.  On trouvera des antidotes, mais nous sommes dans cette période d’intervalle. Ça n’est pas encore complètement équilibré." 

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